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dimanche 05 novembre 2006

Succès de la manifestation contre les abus de la psychiatrie

Une première à Paris : près de 1000 personnes défilent entre Montparnasse et la Place Saint Michel pour dénoncer la psychiatrie répressive qui constitue une menace pour chaque citoyen.

Après que l'arrêté d'interdiction pris par la Préfecture ait été annulé par le Tribunal Administratif, la plus grande manifestation qui ait jamais eu lieu en France contre les dangers de la psychiatrie a pu avoir lieu au coeur de Paris, devant des milliers de parisiens généralement étonnés et curieux d'en apprendre davantage sur ce sujet. Les témoignages de sympathie ont été nombreux.

A quatre jours de l’examen en commission à l’Assemblée Nationale du projet de loi sur la prévention de la délinquance, il était important de dénoncer le risque que ferait courir au pays l'alliance entre la psychiatrie et l'Etat qui se traduit par un renforcement des internements sous contrainte. Il y a déjà aujourd’hui en France 75 000 personnes hospitalisées sous contrainte chaque année, d’après les chiffres du Ministère de la Santé, soit trois fois plus qu’en Angleterre ou en Italie. Avec les nouvelles mesures, demain, si l’on n'y fait rien, un citoyen pourra être retenu 3 jours dans un hôpital psychiatrique sans aucun contrôle ni recours possible. C’est une violation inacceptable des principes mêmes des droits de l’homme digne de l’Union Soviétique ou de la Chine. C’est cette même psychiatrie répressive qui proposait et propose encore de dépister et traiter des pseudo-troubles mentaux chez les enfants à partir de trois ans. Déjà 3,9% des enfants français de moins de dix ans prennent des psychotropes (chiffres CNAM) et des parents sont menacés de perdre la garde parentale s’ils ne donnent pas des psychotropes à leurs enfants.

Les manifestants ont demandé que soit annulé l'article prévoyant cette garde à vue psychiatrique. Ils ont également demandé que soit interrompu le financement de cette psychiatrie répressive qui met en danger les libertés de chacun. Les 200 millions d’euros investis chaque année dans les établissements psychiatriques ne doivent pas servir à créer plus de cellules pour les citoyens retenus trois jours en garde à vue psychiatrique. La psychiatrie est une pseudo-science qui met en danger les citoyens et les libertés individuelles.

La Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme, qui se bat depuis plus de trente ans contre les abus psychiatriques, continuera à appeller les Français à refuser toute mesure d'ordre psychiatrique qui mettrait leur liberté en danger.

Pour tout renseignement, contacter la CCDH au 01 40 01 09 70. Des photos de la manifestation sont disponibles sur simple demande.

 

Publié par CCDH France à 18:05
Catégories: Communiqués de presse
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