Succès de la manifestation contre les abus de la psychiatrie
Une première à Paris : près de 1000 personnes défilent entre
Montparnasse et la Place Saint Michel pour dénoncer la psychiatrie
répressive qui constitue une menace pour chaque citoyen.
Après que l'arrêté d'interdiction pris par la Préfecture ait été annulé
par le Tribunal Administratif, la plus grande manifestation qui ait
jamais eu lieu en France contre les dangers de la psychiatrie a pu avoir
lieu au coeur de Paris, devant des milliers de parisiens généralement
étonnés et curieux d'en apprendre davantage sur ce sujet. Les
témoignages de sympathie ont été nombreux.
A quatre jours de l’examen en commission à l’Assemblée Nationale du
projet de loi sur la prévention de la délinquance, il était important de
dénoncer le risque que ferait courir au pays l'alliance entre la
psychiatrie et l'Etat qui se traduit par un renforcement des
internements sous contrainte. Il y a déjà aujourd’hui en France 75
000 personnes hospitalisées sous contrainte chaque année, d’après les
chiffres du Ministère de la Santé, soit trois fois plus qu’en Angleterre
ou en Italie. Avec les nouvelles mesures, demain, si l’on n'y fait rien,
un citoyen pourra être retenu 3 jours dans un hôpital psychiatrique sans
aucun contrôle ni recours possible. C’est une violation inacceptable des
principes mêmes des droits de l’homme digne de l’Union Soviétique ou de
la Chine. C’est cette même psychiatrie répressive qui proposait et
propose encore de dépister et traiter des pseudo-troubles mentaux chez
les enfants à partir de trois ans. Déjà 3,9% des enfants français de
moins de dix ans prennent des psychotropes (chiffres CNAM) et des
parents sont menacés de perdre la garde parentale s’ils ne donnent pas
des psychotropes à leurs enfants.
Les manifestants ont demandé que soit annulé l'article prévoyant cette
garde à vue psychiatrique. Ils ont également demandé que soit interrompu
le financement de cette psychiatrie répressive qui met en danger les
libertés de chacun. Les 200 millions d’euros investis chaque année dans
les établissements psychiatriques ne doivent pas servir à créer plus de
cellules pour les citoyens retenus trois jours en garde à vue
psychiatrique. La psychiatrie est une pseudo-science qui met en danger
les citoyens et les libertés individuelles.
La Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme, qui se bat depuis
plus de trente ans contre les abus psychiatriques, continuera à appeller
les Français à refuser toute mesure d'ordre psychiatrique qui mettrait
leur liberté en danger.
Pour tout renseignement, contacter la CCDH au 01 40 01 09 70. Des photos
de la manifestation sont disponibles sur simple demande.
Publié par
CCDH France à 18:05
Catégories:
Communiqués de presse