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mardi 23 octobre 2007
A Avignon, le père d’un schizophrène porte plainte contre le centre hospitalier de Montfavet.
Monsieur Silvano, attaque en justice l’hôpital de Montfavet pour son
incapacité à prendre en charge correctement son fils.
C’est une première en France qu’un parent attaque frontalement un
hôpital psychiatrique pour une affaire finalement tristement banale. Le
fils de Monsieur Silvano se dégrade sous l’effet d’une
surmédicamentation et sous l’effet d’un placement dans une unité pour
autistes où il n’a pas sa place. Le père a alerté la direction de
l’hôpital, la DDASS et a demandé que la situation soit examinée par un
psychiatre de Saint Anne à Paris. Deux médecins généralistes ont
constaté que le fils souffrait de dénutrition et de déshydratation mais
la direction de l’hôpital n’a pas pris ces avis en compte, ce qui a
motivé la plainte de Monsieur Silvano. Celui-ci dans la foulée, a décidé
de quitter l’UNAFAM Vaucluse dont il assurait la présidence pour créer
la branche régionale d’une nouvelle association, le Collectif National
des Victimes de la Psychiatrie, qu’il estime plus combative contre les
abus psychiatriques.
La Provence 23 Octobre
2007
Pour tout renseignement, contacter la CCDH au 01 40 01 09 70 ou au 06 82
88 76 03.
Publié par
CCDH France à 22:03
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Communiqués de presse
samedi 20 octobre 2007
La CCDH s'interroge !
La CCDH s’interroge sur la campagne télé et radio actuelle concernant
le dépistage de la dépression et se demande si cette campagne est faite
dans l’intérêt de la population ou bien sous la pression du lobby
psychiatrique et pharmaceutique.
En ouvrant votre télévision ou en écoutant votre radio, vous êtes
sûrement tombés sur des spots de « publicité » concernant la nécessité
d’aller voir un médecin dès les premiers signes de déprime. Ou de
consulter le site internet qui vous informe sur les moyens de vous
soigner, les antidépresseurs étant bien sûrs présentés comme une
solution sans danger.
Comment analyser cette offensive psychiatrique sans précédent ? Les
rapports officiels, notamment celui de l’Office Parlementaire
d’Evaluation des Politiques de Santé concluaient en début d’année qu’il
y avait une surconsommation de psychotropes en France et préconisaient
une meilleure formation des médecins pour éviter que toute déprime
passagère soit considérée comme une maladie mentale. Le gouvernement
s’est engagé dans une politique irrationnelle inverse qui ne peut
qu’aboutir à des prescriptions supplémentaires de drogues psychiatriques
pour un coût s’élevant à des centaines de millions d’euros, aux frais
des contribuables et assurés sociaux. A la question « comment analyser
cette offensive ? », la CCDH répond que la pression du lobby
pharmaceutique et psychiatrique a été plus forte que l’intérêt réel de
la population. Nous n’en dirons pas plus.
Pour tout renseignement, contacter la CCDH au 01 40 01 09 70 ou au 06 82
88 76 03.
Publié par
CCDH France à 22:06
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Communiqués de presse
La CCDH se réjouit que la France se dote d’un Monsieur lieux de privation des libertés en charge de contrôler les établissements psychiatriques
L’assemblée nationale ayant voté à son tour pour la création d’un
poste de « contrôleur des lieux de détention », la CCDH voit une de ses
revendications les plus anciennes en partie prises en compte par l’Etat.
En effet, la CCDH se bat pour demander que des contrôles extérieurs
soient effectués dans les hôpitaux psychiatriques par des non
psychiatres, dans un but de protéger les droits de l’Homme. La loi du 27
juin 1990 est supposée inclure des visites obligatoires qui devraient
être effectuées par les procureurs de la République (tous les 3 mois),
les Préfets, les Présidents des Tribunaux de Grande Instance et les
juges d’Instance (tous les 6 mois). Dans la pratique, la CCDH a observé
que ces visites ne sont quasiment pas faites dans aucun département.
C’est pour cela que la création d’un poste indépendant du gouvernement
dont l’activité consiste à effectuer des visites surprises dans les
établissements où des personnes sont privées de liberté est une étape
importante vers la mise en place de contrôles efficaces sur la
psychiatrie.
Rappelons qu’en France, 760000 personnes sont internées contre leur
volonté chaque année et que ce chiffre a plus que doublé depuis 15 ans.
Publié par
CCDH France à 21:59
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