Dans la France entière ce samedi 23 mai: grand succès de la journée d'action contre les abus psychiatriques
25 manifestations devant des hôpitaux psychiatriques et 7
rassemblements dans des centre villes ont eu lieu pour dénoncer les abus
psychiatriques. Cette journée était organisée par la Commission des
Citoyens pour les Droits de l'Homme. 2 diffusions sur des télévisions
régionales, 15 annonces radios, 6 interviews radios et au moins 6
articles de presse écrite (2 autres en attente), tel est le bilan
médiatique de la journée dont vous trouverez la liste des manifestations
ci-dessous.
Le slogan de la journée était : "Trop de morts à cause de la
psychiatrie et de ses traitements. Ça suffit !
La psychiatrie a été au bout de son irresponsabilité. Les meurtres
commis par des patients hospitalisés ou sous traitements psychiatriques
ont été trop nombreux ces derniers mois :
- à Grenoble, un patient hospitalisé d'office tue le premier passant
qu'il croise
- un député sous traitement tue sa maîtresse puis se suicide
- un déséquilibré suivi en psychiatrie tue deux bébés et une assistante
maternelle en Belgique.
- un jeune élève de lycée se lève et poignarde son professeur.
Ce ne sont que quelques exemples et c'est déjà trop. Qui pourra dire que
les psychiatres et leurs traitements n'ont pas de responsabilité dans
tous ces faits divers horribles ?
C'est avec détermination que des membres et sympathisants de la
Commission des Citoyens pour les Droits de l'Homme ont manifesté ce
samedi dans toute la France pour dénoncer cette psychiatrie
irresponsable qui a trop de sang sur les mains et qui fait peser
honteusement ses fautes sur le seul manque de moyens.
Le gouvernement va-t-il continuer longtemps à subventionner une
discipline qui n'assume pas ses responsabilités et qui ne se réforme pas
? 15 milliards d'euros de budget, c'est beaucoup et on en rajoute
régulièrement ; 70 millions supplémentaires depuis le début de l'année,
en partie pour créer des chambres d'isolement, l'équivalent des mitards
de la prison, avec encore moins de contrôle sur ce qui s'y passe que
dans les établissements pénitentiaires.
Et le pire risque de venir. Les manifestants s'opposent avec force à
tout projet de loi qui risquerait de créer un système permettant
d'obliger un individu à recevoir un traitement à base de drogues
psychiatriques au moindre écart de comportement. Si les manifestants
comprennent le souci sécuritaire du chef de l'État, ils ne peuvent
accepter qu'une telle loi, actuellement à l'étude, ouvre la porte à la
mise sous camisole chimique d'une part toujours plus importante de la
population.
Une entrevue a été demandé à Madame la Ministre de la Santé sur ce
sujet, en espérant que rien de définitif n'ait été entrepris allant dans
le sens d'une telle loi.
Quoi qu'il en soit, les manifestants ont voulu montrer leur ras-le-bol
et aussi leur vigilance face au développement d'une psychiatrie
irresponsable.
Lieux et horaires des manifestations:
Hôpital Sainte Anne à Paris
Hôpital Pitié Salpêtrière
Hôpital Corentin Celton à Issy les Moulineaux
Hôpital Saint Antoine, Paris 12 ,
Hôpital Maison Blanche, Neuilly sur Marne
Hôpital Ville Evrard, Neuilly sur Marne
CH Paul Guiraud à Villejuif
EPSM de Plaisir, Yvelines
CH Mignot, Versailles, Yvelines
Grand rassemblement Place Beaubourg
Rhône Alpes:
CHS Saint Egrève à Grenoble
CH le Vinatier à Lyon
CH Bassens à Chambéry
CH Seynod, Haute Savoie
CH de Feurs
CH de Montbrison
CHU de Saint Etienne
rassemblement Place de France à Saint Etienne
Auvergne:
Hôpital Sainte Marie à Clermont Ferrand
Rassemblement Place de Jaude à Clermont
Aquitaine:
CHS Charles Perrens à Bordeaux
CHS Cadillac
CHS Montpont Menesterol (Dordogne)
rassemblement en centre ville Bordeaux
Midi:
CHS Gérard Marchand à Toulouse
Côte d'Azur:
CH Antibes-Juan les Pins, Fontonne
rassemblement Promenade des Anglais à Nice, et à Antibes au pied du Fort
Vauban
Ouest:
CHS Sainte Gemmes
Centre ville Saint Nazaire
Centre ville Nantes
Est:
CHS Bavilliers, Belfort
CHS Rouffach, Haut Rhin
Pour tout renseignement, contactez la Commission des Citoyens pour
les Droits de l'Homme au 01 40 01 09 70, par mail à ccdh@wanadoo.fr.
Publié par
CCDH France à 18:10
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Communiqués de presse
La Ministre de la Santé ridiculise la psychiatrie
En annonçant que les transsexuels ne sont pas des malades mentaux,
Madame Bachelot, Ministre de la santé, a montré clairement que la
psychiatrie n'était pas une science. Elle a anéanti les prétentions des
psychiatres qui tentent depuis de nombreuses années de convaincre que
leur discipline est une branche de la médecine comme une autre et que la
maladie mentale est aussi une maladie comme une autre.
Madame la ministre a clairement montré que la maladie mentale était une
question uniquement politique. C'est le ministre de la santé qui décide
si un comportement est une maladie ou non ! On est à l'opposé d'une
démarche scientifique et cela jette un pavé dans la mare. La psychiatrie
est politique par nature, comme le disaient de nombreux anti-psychiatres
des années 1970 et en particulier le psychiatre américain Thomas Szasz,
auteur du célèbre « Mythe de la maladie mentale ».
A l'heure où l'on attaque les psychothérapeutes pour leur soi-disant
manque de formation scientifique, il est intéressant de noter que la
psychiatrie n'a rien de scientifique et que les psychiatres ne devraient
pas bénéficier du titre de psychothérapeute.
Imaginerait-on le ministre de la santé décider si la grippe porcine ou
le diabète sont ou non de vraies maladies ? Non bien entendu, cela n'a
aucun sens.
La CCDH demande donc que les psychiatres ne puissent utiliser le titre
de psychothérapeutes tant qu'ils n'auront pas amené les preuves du
caractère scientifique de leur discipline.
Pour tout renseignement, contacter l'association au 01 40 01 09 70.
Publié par
CCDH France à 22:51
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Communiqués de presse