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mercredi 28 mai 2008

La psychiatrie perd du terrain dans le traitement de l'autisme

De nouvelles mesures éloignées de la psychanalyse et de la psychiatrie

Diversifier les prises en charge et "prendre du recul par rapport à l'approche psychiatrique et psychanalytique" de l'autisme : tel est l'objectif affiché du prochain plan autisme, qui sera annoncé par le gouvernement le 16 mai. Ce programme d'action, dont les grandes lignes ont été dévoilées au Monde, mercredi 2 avril, par Valérie Létard, secrétaire d'Etat à la solidarité, devrait notamment inciter les directions départementales d'action sanitaire et sociale (Ddass) à financer l'ouverture de structures plus clairement éducatives : "Jusqu'ici, on avait une prise en charge qui n'était quasiment inspirée que par la psychiatrie, affirme Mme Létard. Nous souhaitons aujourd'hui qu'il y ait une plus grande diversité de l'offre dans l'intérêt des personnes autistes et de leurs familles."

Source: Le Monde

Publié par CCDH France à 20:11
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mardi 27 mai 2008

Les inquiétantes failles de l'hospitalisation d'office

En 2005, un détenu dangereux interné sur huit avait disparu dans la nature.

Preuve supplémentaire que le système a besoin d'être réformé : parmi les prisonniers hospitalisés d'office, car manifestant des troubles psychiatriques trop importants pour être soignés en détention, un sur huit avait disparu dans la nature en 2005, selon les derniers chiffres disponibles. La prison ne sait pas les soigner et l'hôpital ne peut pas les retenir. Ce chiffre impressionnant met en lumière la faillite du système psychiatrique dans le suivi des malades mentaux. «Sur 1 921 hospitalisations d'office de détenus, il y a eu 44 évasions en cours d'hospitalisation, 179 lors d'une permission de sortie ou d'un aménagement de peine, et 19 évasions sous garde policière lors d'une extraction judiciaire ou médicale», révèle le rapport.

Source: Le Figaro

Publié par CCDH France à 19:47
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vendredi 23 mai 2008

Les "experts" psychiatres ne sont pas d'accord entre eux ! ! !

En appel à Laval, Samalé Farah-Lodone a été jugé responsable du meurtre de son frère en 2005. Il avait pris dix ans à Angers. Sa peine est réduite à huit ans.

Samalé Farah-Lodone souffre, en effet, de troubles mentaux et Me Gérard Berahya-Lazarus souhaitait faire témoigner ces deux éminences de la psychiatrie qui ont examiné son client deux mois après le coup de couteau mortel. Ils avaient conclu que l'accusé n'était « pas accessible à une sanction pénale ». Au moment des faits, « il était atteint, selon eux, de troubles psychiques de nature à abolir son discernement ». À la barre, deux autres psychiatres ne sont pas du même avis : ils jugent que le discernement de l'accusé a simplement été « altéré » par ses troubles mentaux, et non « aboli ». Mais « sans certitude », confie l'un d'eux.

Source: maville.com

Publié par CCDH France à 21:42
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mercredi 21 mai 2008

Le Prozac n'est pas plus efficace qu’un placebo.

27-02-2008 - Alors que l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) vient d’autoriser la prescription du Prozac pour les enfants de plus de 8 ans, une étude britannique publiée ce mardi met de nouveau en doute l'efficacité de cet antidépresseur, ainsi que d’autres antidépresseurs de nouvelle génération.

«Cela signifie que les personnes souffrant de dépression peuvent aller mieux sans traitement chimique», explique le professeur Irving Kirsch du département de psychologie de l'université de Hull (nord de l'Angleterre).

Le professeur Tim Kendall, directeur-adjoint du département de recherche du Collège royal de psychiatrie, a qualifié ces résultats de “fabuleusement importants” et souligné qu'il était “dangereux” que l'industrie pharmaceutique ne publie pas l'ensemble des données à sa disposition.

Un porte-parole d'Eli Lilly, fabricant du Prozac, a réagi ce mardi, indiquant qu'une “expérimentation médicale et scientifique approfondie a démontré que la fluoxetine est un antidépresseur efficace”. De son côté, un porte-parole de la firme GlaxoSmithKline (Seroxat) a estimé que les auteurs de l'étude n'avaient pas reconnu les effets très positifs que ces traitements ont apportés aux malades et à leurs familles pour affronter la dépression et leurs conclusions sont en désaccord avec ce qui a été constaté au niveau clinique”.

Source: www.votresante.org 

Publié par CCDH France à 19:48
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lundi 19 mai 2008

A Nice, un malade mental a été frappé par une aide-soignante.

«Une chiquenaude… Voilà le mot qu’elle a utilisé. Quelle grossièreté! Un malade reçoit des coups, et cela devient une chiquenaude…»

Claude Finkelstein, qui préside la Fédération nationale des associations d’usagers en psychiatrie (Fnapsy), ne décolère pas contre ce service de psychiatrie du centre hospitalier Sainte-Marie à Nice.

Pour cette militante, cette histoire est emblématique de l’opacité des pratiques dans certains services de psychiatrie. «Et c’est tout sauf anecdotique.» Nul ne le conteste, il y a eu gifle, «une forte gifle». La scène se passe le 21 janvier. Une aide-soignante, venue d’un autre hôpital pour renforcer le personnel, donne une forte claque à un patient hospitalisé en psychiatrie. Et lui tient, ensuite, «des propos inacceptables».

Pour Claude Finkelstein, le contexte est toujours le même : il s’agit surtout d’éviter les regards extérieurs. «Quelques jours plus tard, un jeune interne en médecine vient dans le service. Il veut simplement voir le patient pour s’assurer qu’il va bien. La chef du service de psychiatrie le prend très mal, elle s’offusque que l’on puisse venir dans son service apporter les soins nécessaires à un de ses patients. Ensuite, c’est la directrice de l’hôpital qui fait tout un pataquès, reprochant au médecin généraliste d’avoir exercé son métier. Et le sanctionne. Voilà comment ça fonctionne…»

Source: Libération

Publié par CCDH France à 21:27
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vendredi 16 mai 2008

L'entreprise sous influence psy

Les psy sont-ils vraiment nécessaires partout ? Quel avis peut avoir un psychiatre sur les compétences liées au leadership? Vraiment, on reste songeur !

J'ai un peu de mal à comprendre pourquoi nous trouvons maintenant des psychiatres un peu sur tous les créneaux. Quelle valeur ajoutée ? Avoir l'avis d'un psy sur n'importe quel sujet ( la presse féminine les utilise également sur nombre de sujets, bien souvent également très éloignés de leur domaine) est devenu un fait imposé et à force d'être imposé, admis. Dangereuse dérive qu'une société qui n'entrevoit plus que le psychiatre comme réponse à chaque sujet, à chaque question soulevée.

Source: www.indicerh.net 

Publié par CCDH France à 18:48
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mercredi 07 mai 2008

Agen - L'aide-soignante qui maltraitait ses patients

Une aide-soignante de 35 ans a été mise en examen à Agen mercredi, selon le procureur de la République d'Agen. Une information judiciaire a également été ouverte pour "non-assistance à personne en danger" contre X afin de déterminer le degré de responsabilité du centre hospitalier et de son personnel.

L'aide-soignante, alors contractuelle au centre hospitalier départemental de la Candélie, un établissement spécialisé dans les maladies mentales, "a fait subir des sévices répétés à trois patientes atteintes de graves pathologies mentales", a précisé Pierre Nalbert, procureur de la République d'Agen.

L'aide-soignante leur a donné "entre autres des coups de poings de façon répétée", a-t-il ajouté. Ces violences ont entraîné des interruptions de temps de travail (ITT) de 36 jours pour l'une des victimes et de 27 jours pour une autre, toutes deux hospitalisées.

Source: LCI

Publié par CCDH France à 19:42
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lundi 05 mai 2008

LES RISQUES CARDIAQUES DES STIMULANTS POUR LES ENFANTS MONTRENT LA NÉCESSITÉ D’UN SUIVI DE TOUS LES DÉCÈS D’ENFANTS LIÉS AUX PSYCHOTROPES

1300 morts d’enfants et d’adolescents par an : La CCDH exige une réaction immédiate des autorités

L’Association américaine de cardiologie (American Heart Association, AHA) a recommandé récemment que les médecins fassent un examen physique et un électrocardiogramme aux enfants avant de leur prescrire des stimulants, tels que la Ritaline, car ceux-ci peuvent causer des arrêts cardiaques. L’AHA a également recommandé la mise en place d’un « registre des enfants victimes de mort cardiaque subite ou d’arrêt cardiaque ». La Commission des citoyens pour les droits de l’homme (CCDH), organisme qui mène depuis près de 40 ans des investigations sur les stimulants et autres médicaments psychiatriques et dénonce leurs effets potentiellement mortels, tient pour sa part à souligner la nécessité d’un enregistrement et d'un suivi national pour tous décès d’enfants liés à l’usage de psychotropes prescrits.

La FDA (Food and Drug Administration) a découvert 19 morts subites d’enfants sous stimulants; 24 autres enfants sont décédés de problèmes cardiaques sur une période de 5 ans. Pourtant, les médecins ne rapportent que 1 à 10 % des effets secondaires à la FDA. Après analyse de la banque de données de la FDA sur les effets indésirables de médicaments sous l’angle des médicaments psychiatriques (stimulants, antipsychotiques, antidépresseurs, sédatifs), la CCDH estime que le nombre total de morts d’enfants s’élève à plus de 1300 par année. Les stimulants sont prescrits pour le « trouble de l’hyperactivité avec déficit de l’attention », que beaucoup d’experts médicaux ne reconnaissent pas comme maladie légitime mais considèrent plutôt comme une excuse pour contrôler chimiquement le comportement turbulent des enfants. En effet, aucun test sanguin ou d’urine ni scanner cérébral ou radiographie ne permet de diagnostiquer le THADA.

Mme Jan Eastgate, présidente de la CCDH internationale, a déclaré : « Pour la sécurité des enfants, il est temps de mettre fin aux conflits d’intérêts pharmaceutico-psychiatriques qui font des prescriptions et des ventes de stimulants une industrie de 3 milliards de dollars par an aux Etats-Unis. Tous les médicaments psychiatriques – dont les ventes s’élèvent désormais à 28 milliards de dollars par an – présentent de sérieux risques. On devrait consigner dans un registre toute mort d’enfant ou d’adolescent due à des complications physiques (arrêt ou crise cardiaque, mort subite, trouble respiratoire et suicide) et survenue sous prescription d’un médicament psychiatrique. Des mises en gardes plus fortes contre ces médicaments sont aussi nécessaires pour prévenir d’autres morts à l’avenir. »

Mme Eastgate a ajouté que la première mort due à la Ritaline fut rapportée à la CCDH en 1986. Un garçon de 13 ans, Samuel Grossman, du comté de Travis, au Texas, était mort d’une crise cardiaque alors qu’il prenait ce médicament. L’autopsie montra un cœur de grande taille dû à la prise prolongée du stimulant. A cette époque, Guenter Lewandowski, porte-parole du fabricant de la Ritaline, ignora l’évidence et déclara : « Nous ne voyons aucun lien entre la prise de Ritaline et la mention de décès ».

En mars 2000, Matthew Smith, 14 ans, du Michigan, faisait du skateboard lorsqu’il eut soudain une crise cardiaque et mourut. Il prenait de la Ritaline depuis l’âge de 7 ans. Le médecin légiste constata que le cœur de Matthew montrait des signes clairs d’endommagement des petits vaisseaux sanguins, comparables à ceux qu’on observe pour les stimulants et les amphétamines. Mais les psychiatres dirent aux médias qu’il n’y avait aucun lien entre sa mort et la Ritaline. Il se passa environ 6 ans jusqu’à ce que les parents apprennent la vérité. Santé Canada fut la première agence à agir, en publiant en mai 2006 une mise en garde informant que les stimulants pouvaient augmenter le rythme cardiaque et la tension artérielle et qu’il pouvait en résulter « un arrêt ou une crise cardiaque, voire une mort subite ». La FDA attendit trois mois, c.-à-d. jusqu’en août, pour publier une mise en garde similaire.

Mme Eastgate a dit que l’activité consistant à droguer des enfants – même dès l’âge d’un an – est devenue une mine d’or pour la psychiatrie et constitue un risque de plus en plus grand pour les enfants. Face à cet accroissement du taux de prescriptions, il est temps d’actionner la sonnette d’alarme et de demander au gouvernement d’agir et de mettre en place un registre pour suivre de près les morts liées aux médicaments psychiatriques. La société IMS Health a découvert qu’entre 1995 et 1999 l’usage des stimulants a augmenté de 23 %; celui des médicaments similaires au Prozac s’est élevé de 151 % pour le groupe d’âge de 7 à 12 ans et de 580 % pour les enfants de 6 ans ou moins. De plus, pour les enfants de moins de 18 ans, l’usage des stabilisants de l’humeur autres que le lithium a augmenté de 4000 % et celui des nouveaux antipsychotiques, de près de 300 %. De 2001 à 2005, l’usage des antipsychotiques chez les enfants et les adolescents s'est une nouvelle fois accru de 73 % et, aujourd’hui, on prescrit à 2,5 millions d’enfants américains des médicaments susceptibles de causer un diabète (qui est une menace pour leur vie) et à 1,5 million d’autres enfants, des antidépresseurs (qui les poussent au suicide).

« Morts subites et arrêts cardiaques dus aux stimulants ne sont que la partie visible de l’iceberg. Nous avons besoin d’un suivi plus efficace des morts liées à la prise de psychotropes, si nous voulons sauver les vies des enfants », a ajouté Mme Eastgate.

Pour plus d’informations, consultez les sites www.cchr.org et www.ccdh.asso.fr ou téléphonez à CCDH France, 01 40 01 09 70

Publié par CCDH France à 19:50
Catégories: Communiqués de presse
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