Série de condamnations pour des psychiatres et infirmiers psychiatriques en France. La justice semble prendre la mesure de ce que sont les abus psychiatriques.
Semaine difficile pour les psychiatres et infirmiers psychiatriques
indélicats.
Un infirmier du centre psychiatrique de Laxou, près de Nancy, a été
condamné à 6 mois de prison avec sursis pour une série de mauvais
traitements sur des patients de l'hôpital. Des collègues à lui ont
dénoncé le fait "qu'il fait prendre des douches froides aux patients
incontinents. Il bouche le nez de certains afin qu'ils avalent plus vite
leur traitement. Par punition, il a laissé nue une personne qui venait
de se déshabiller". Le tout accompagné d'insultes et de propos
particulièrement humiliants. Une condamnation normale, tout juste
regrettera-t-on une fois de plus le fait que la hiérarchie médicale ait
été épargnée par la justice, le psychiatre chef de service étant supposé
responsable des agissements de ses subordonnés.
Toujours dans l'Est de la France, cette fois-ci à Erstein, au Sud de
Strasbourg, c'est un couple d'infirmiers qui a été condamné pour des
violences commises sur une collègue infirmière, à titre de représailles
et aussi pour menacer cette dernière qui avait dénoncé des maltraitances
supposées commises par l'homme l'an dernier. A noter que CCDH avait été
alertée sur cette situation et que l'infirmière ayant dénoncé les
violences avait dit qu'elle se sentait menacée par son collègue.
Le couple pour sa défense a dit qu'il s'agissait d'un acte impulsif. On
ne peut que s'inquiéter de constater que des personnes si impulsives
puissent être mises en présence de patients si fragiles. Le pire est à
craindre.
Enfin, c'est un psychiatre Roannais de 68 ans qui a été condamné à 15
jours de prison ferme par le Tribunal correctionnel de Roanne, pour
outrage à personne dépositaire d'une autorité publique (en l'occurrence
des gendarmes). Le psychiatre récidiviste avait traité les gendarmes de
malades mentaux et de fainéants, les menaçant de faire agir ses
relations pour les faire muter. Une arrogance sanctionnée par le
Tribunal.