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dimanche 24 février 2008

EN ITALIE, UNE LOI VOTEE CONTRE LE DÉPISTAGE DES PSEUDO-TROUBLES MENTAUX DANS LES ECOLES

Le 6 novembre 2007, la région du Piémont en Italie a voté une loi qui fait jurisprudence appelée « Règlements sur l’utilisation de substances psychotropes avec des enfants et adolescents ». Cette loi interdit aux écoles de mener des tests psychologiques ou de faire remplir des questionnaires aux élèves, dans le but d’établir leurs états émotionnel et psychologique.

C’est le résultat d’une longue campagne que la CCDH a menée en collaboration avec de nombreux autres groupes ; cette loi exige des autorités de tenir un registre comprenant :

* une analyse du nombre d’enfants à qui on prescrit des psychotropes,

* une liste des drogues spécifiques qu’on leur prescrit,

* une liste des effets secondaires rapportés,

* les types et le nombre de tests psychologiques effectués sur des jeunes dans les centres de santé,

* des détails sur les alternatives proposées pour les psychotropes et

* des rapports sur les cas de non respect de cette loi.

D’autres antennes de la CCDH s’activent à faire passer des lois similaires dans leur pays

Publié par CCDH France à 12:49
Catégories: Communiqués de presse

Al Qaïda utilise les patients psychiatriques pour commettre des attentats suicides

D’après le porte-parole américain à Bagdad, les deux femmes qui se sont faites exploser sur des marchés de Bagdad début février, tuant une centaine de personnes, avaient été traitées dans deux établissements psychiatriques dans les semaines précédentes.

Le porte-parole s’inquiète du fait que le groupe terroriste ait pu accéder aux dossiers des hôpitaux psychiatriques.

Commentaire : CCDH rappelle qu’il existe incontestablement un lien entre psychiatrie et terrorisme. Le bras droit d’Al Qaïda, Ayman al Zawahiri est un psychiatre et chirurgien ayant étudié la psychologie, le comportement et la pharmacologie lors de ses études en médecine à l’université du Caire. Il n’est pas étonnant que des patients psychiatriques aient pu être manipulés par un tel professionnel ou par ses « élèves ».

D’autres psychiatres et psychologues sont très liés au terrorisme :

Abu Hafiza, psychiatre marocain est considéré comme un responsable majeur des attentats de Madrid en 2004. Il a aussi été impliqué dans l’attentat de Djerba qui a tué 21 personnes dans la station balnéaire en 2002.

Le Président de Aum, responsable d’un attentat au gaz toxique dans le métro de Tokyo était également psychiatre, alors que Carlos est un terroriste formé à la psychologie. Aziz Al Abub, responsable des tortures et tentatives de lavage de cerveau des otages de Beyrouth est également un psychiatre que l’on soupçonne actuellement d’occuper un poste important dans le système carcéral iranien. Rien d’étonnant alors que les groupes terroristes continuent à trouver des personnes prêtes à mourir en en tuant des autres. Ces « martyrs » sont fabriqués avec des techniques psychiatriques et psychologiques.

Enfin, rappelons que le psychiatre français Frantz Fanon avait justifié la violence terroriste au moment de la guerre d’Algérie, apportant une caution « scientifique » à des actes de grande violence. Citons un extrait de son livre, Les Misères de la terre : « La violence est une force purificatrice. Elle libère l’état natif de son complexe d’infériorité, du désespoir er de l’inaction. Elle rend sans peur et restaure le respect de soi ».

Publié par CCDH France à 12:44
Catégories: Communiqués de presse

vendredi 22 février 2008

Les médicaments susceptibles de favoriser les suicides sous surveillance

La Food and Drug Administration (équivalent américain de l’AFSSAPS) a demandé aux laboratoires de désormais tester les risques suicidaires sur les sujets soumis à des tests de médicaments.

Cette idée fait suite aux problèmes suscités par le Rimonabant, médicament contre l’obésité sur lequel le laboratoire français Sanofi comptait pour se développer sur le marché américain.

La FDA avait refusé l’autorisation de mise sur le marché suite à 4 suicides, des troubles de l’humeur, des idées suicidaires et des phobies soudaines.

A la suite de cet épisode, la FDA a décidé d’imposer des tests de dépistage des idées suicidaires, en fait une échelle évaluant les effets psychiatriques de médicaments.

Il s’agit d’une véritable révolution pour les laboratoires.

En France l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé ne semble pas encore prête à emboîter le pas à son homologue américain, préférant attendre que l’agence européenne du médicament prenne position.

Publié par CCDH France à 22:44
Catégories: Communiqués de presse

jeudi 21 février 2008

Eli Lilly face à la justice à cause de son neuroleptique vedette

D’après le New York Times, le groupe pharmaceutique Eli Lilly serait en discussion avec la justice américaine pour négocier l’amende à payer dans le cadre des poursuites engagées contre lui pour la façon dont il a promu son médicament anti-psychotique Zyprexa. D’après les informations du journal, cette amende se monterait à plus d’un milliard de dollars.

Le Zyprexa a de sérieux effets secondaires et ses indication sont limitées au traitement de la schizophrénie et des troubles bipolaires graves. Or, des documents auraient montré qu’Eli Lilly avait encouragé des docteurs à prescrire le Zyprexa à des personnes souffrant de démences liées à l’âge ou de troubles bipolaires légers qualifiés précédemment de dépression. La loi est claire sur ce sujet : les laboratoires ne peuvent promouvoir un médicament que dans la limite des indications approuvées par la Food and Drug Administration (FDA).

L’amende se rajouterait aux 1,2 milliards de dollars que Lilly est déjà prêt à payer pour régler les différents concernant 30 000 plaintes de personnes affirmant que le Zyprexa leur avait occasionné du diabète ou d’autres maladies.

Rappelons enfin que le Zyprexa est le produit qui rapporte le plus de bénéfices à Eli Lilly, un des médicaments les plus vendus au monde, avec en 2007 des ventes s’élevant à 4,8 milliards de dollars.

Publié par CCDH France à 20:47
Catégories: Communiqués de presse

Malgré le « risque suicidaire » et les effets sur la croissance, le Prozac peut désormais être prescrit sur les enfants de 8 ans et plus.

L’AFSSAPS, l’agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, vient d’autoriser la prescription aux enfants à partir de 8 ans du Prozac et de ses génériques. Cette décision n’est que l’application d’une autorisation similaire donnée par l’Agence européenne du médicament (l’EMEA) en août 2006.

L’AFSSAPS souligne que le Prozac, comme les autres antidépresseurs, peut entraîner « un risque de comportement suicidaire (…), particulièrement en début de traitement », ainsi qu’un effet sur les organes sexuels pouvant aller jusqu’à des atteintes testiculaires irréversibles.

En conséquence, le comité d’experts de l’AFSSAPS, qui est composé de pédiatres, pédopsychiatres, endocrinologues et toxicologues, recommande que ce soit un psychiatre/pédopsychiatre qui prescrive de la fluoxétine (nom de la molécule du Prozac).

Pour la CCDH, cette décision ne va pas dans le bon sens mais ne constitue pas un changement majeur dans la mesure où rien n’interdisait à un médecin de prescrire ce médicament jusqu’à ce jour. La CCDH rappelle que ce sont 120 000 enfants et adolescents qui sont déjà sous psychotropes et que la France petit à petit se retrouve dans une situation similaire à celle des Etats-Unis en matière de prescriptions aux enfants et adolescents.

La CCDH souligne également la grande hypocrisie de beaucoup de psychiatres se voulant rassurants sur le fait que le Prozac sera prescrit « avec le plus grand discernement », tout en vantant les mérites de ce produit. Cette attitude ne peut qu’inciter la prescription de la part des généralistes qui ont le feu vert pour faire aux enfants ce qu’ils font souvent aux parents, à savoir prescrire très vite et dès les premiers signes de mal être des antidépresseurs.

Enfin, la CCDH regrette que les violences induites par des antidépresseurs ne soient pas mentionnées par l’AFSSAPS alors que plusieurs tueries dans des écoles ont été perpétrées par des adolescents sous antidépresseurs.

Publié par CCDH France à 20:42
Catégories: Communiqués de presse
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