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mardi 29 janvier 2008

3 psychiatres interpellés à Marseille pour avoir délivré contre paiement de faux certificats à des étrangers en situation irrégulière

5 psychiatres, dont trois experts, ont été interpellés dans une affaire de faux papiers pour des clandestins. Ils sont soupçonnés d’avoir établi de faux certificats pour faciliter l’obtention de titres de séjour. L’enquête avait démarré à Paris dans les milieux de la prostitution avant de rebondir à Marseille. Au total, une trentaine de personnes ont été interpellées dans le cadre de cette affaire. Les psychiatres auraient touché 2000 € par faux certificat.

Rappelons que 3 psychiatres qui recevaient des immigrés à Clermont Ferrand s’étaient vus retirer leur agrément auprès de la préfecture, et qu’à Marseille, un autre psychiatre avait été mis en examen pour de faux certificats.

Publié par CCDH France à 21:58
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lundi 28 janvier 2008

On ne pouvait pas les rater !

Les camions de la Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme portant des messages sur les abus psychiatriques ont sillonné Paris vendredi et samedi derniers. En ligne de mire, un congrès de psychiatrie largement subventionné par les laboratoires pharmaceutiques et prônant une psychiatrie biologique oubliant l’individu.

Les camions ont créé un certain effet et ont informé la population parisienne de la destruction des individus par certains psychiatres qui continuent à utiliser des techniques violentes comme les électrochocs (au moins 70 000 chaque année en France) ou encore plus souvent la camisole chimique.

Le premier message indiquait « toutes les 7 minutes, un citoyen français est interné dans un établissement psychiatrique, témoignez contre les abus psychiatriques, ce sont des actes condamnables ».

Il s’agissait là de dénoncer les dérives en matière d’internements sous contrainte dans notre pays où 76 000 personnes sont internées chaque année.

 

Le deuxième message affirmait que « 120 000 enfants et adolescents français prennent des psychotropes pouvant conduire au suicide et à la violence. » Il s’agit d’une statistique de 2004 rendue publique dans le rapport de l’Office parlementaire d’évaluation des politiques de santé en 2006.

Ces messages vrais n’ont pas manqué de susciter des réactions, d’autant plus que des membres de la CCDH ont manifesté, à pied cette fois-ci, devant l’hôpital psychiatrique Saint Anne et devant le congrès de l’Encéphale au Palais des Congrès porte Maillot. CCDH qui se bat depuis plus de 30 ans contre les abus psychiatriques prévoit d’autres actions à Paris et en province dans les semaines qui viennent.

Pour tout renseignement, contacter la CCDH au 01 40 01 09 70 ou 06 82 88 76 03

Publié par CCDH France à 21:33
Catégories: Communiqués de presse

mercredi 23 janvier 2008

Congrès international de psychiatrie : le Congrès de l’Encéphale (Palais des Congrès - Paris)

Le jeudi 24, le vendredi 25 et le samedi 26 janvier, les plus «grands» psychiatres français organisent un congrès international de psychiatrie : le Congrès de l’Encéphale (Palais des Congrès - Paris).
Les thèmes traités seront le traitement des nourrissons, l’infiltration psychiatrique dans la médecine générale…

Pour riposter contre cet évènement, la CCDH organise un Stand d’information de 17h à 18h30 le jeudi 24 et vendredi 25 sur la Place Porte Maillot (en face de la gare RER Neuilly Porte Maillot)

Une grande manifestation aura lieu le samedi 26 janvier de 16h à 17h30 sur la Place Porte Maillot.

Nous vous attendons tous pour porter un coup efficace à la psychiatrie, et ainsi sauver de nombreuses vies.

Merci d’avance pour votre aide.

Vous pouvez contactez la CCDH au 01 40 01 09 70 ou par mail à ccdh@wanadoo.fr

Publié par CCDH France à 22:31
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mardi 22 janvier 2008

Précisions sur le nouveau rapport confirmant que les risques associés aux médicaments psychiatriques sont dissimulés

Après avoir sonné l'alarme durant des décennies au sujet des groupes d'intérêt qui dissimulent les risques associés aux médicaments psychiatriques, la Commission des Citoyens pour les Droits de l'Homme (CCDH) écrit que la recherche publiée le 17 janvier dans le Journal de médecine de la Nouvelle-Angleterre (JMNA) confirme une nouvelle fois l'urgence d'exiger la divulgation publique complète des études sur les médicaments psychiatriques.

L'utilisation répétée de la Loi sur la liberté d'information a permis à la CCDH d'obtenir de la FDA (l'équivalent de Santé Canada aux États-Unis) des rapports de réactions défavorables aux antidépresseurs, de faire se tenir des audiences concernant les effets secondaires des antidépresseurs et de déposer des plaintes officielles auprès des agences gouvernementales à propos des conflits d'intérêt des membres des comités consultatifs de la FDA qui ne tenaient aucun compte des effets secondaires de ces médicaments.

Le nouveau rapport publié dans le Journal de médecine de la Nouvelle-Angleterre (JMNA) intitulé, "La publication sélective des études cliniques sur les antidépresseurs et leur influence sur l'efficacité apparente," a montré que les études négatives sur les antidépresseurs soit ne sont pas publiées soit sont déformées pour leur donner une apparence positive. Par exemple, 74 études impliquaient une douzaine d'antidépresseurs et plus de 12 000 patients. 38 de ces études ont été jugées positives par la FDA et toutes sauf une furent publiées. Parmi les 36 autres études ayant été jugées négatives ou discutables par la FDA, 22 ne furent jamais publiées et au moins 11 autres études, bien que négatives, furent présentées comme étant positives.

Le rapport de recherche présenté dans le JMNA montre à titre d'exemple, comment la compagnie Pfizer présenta à la FDA cinq études sur son médicament Zoloft. Le médicament semblait fonctionner mieux qu'un placebo (pilule de farine sans effet médical) dans deux d'entre elles. Dans les trois autres études, le placebo faisait tout aussi bien pour réduire les indications de dépression. Les chercheurs ont découvert que seulement les deux études favorables furent publiées et que Pfizer ne traite que des résultats positifs dans la littérature sur le Zoloft destinée aux médecins, dissimulant ainsi les autres études négatives.

La CCDH affirme que le cartel psychiatrique-pharmaceutique ne fait pas qu'induire en erreur le public à propos des médicaments mais également à propos des troubles pour lesquels ils sont prescrits. Tout récemment, le US News and World Report confirmait que l'Association Psychiatrique Américaine (APA) avait manqué à révéler pleinement les liens considérables de ses membres qui sont chargés de mettre à jour et de développer le Manuel de diagnostic et de statistiques (DSM) de la psychiatrie, le manuel constitué de listes non-objectives de symptômes qui sont ensuite utilisées pour créer de nouveaux "troubles mentaux" et pour facturer les compagnies d'assurance. Selon la CCDH, "Étant donné qu'aucun des 400 troubles mentaux répertoriés dans le DSM ne peut être diagnostiqué objectivement par des tests médicaux ou scientifiques, la porte est grande ouverte pour des charlatans qui, sans aucun test valide, peuvent coller à tout un chacun n'importe quelle étiquette de trouble mental pour lequel des médicaments dangereux seront prescrits la plupart du temps. L'absence de science derrière ces diagnostics explique pourquoi il est si fréquent que deux psychiatres produisent des diagnostics et des explications si différents sur la même personne."

La CCDH demande depuis des décennies qu'une enquête publique gouvernementale fasse toute la lumière sur la validité scientifique des diagnostics et traitements psychiatriques, ainsi que sur les liens financiers entre les psychiatres et l'industrie pharmaceutique. Faire respecter l'esprit et la lettre de l'Article 10 du Code Civil du Québec qui oblige les intervenants médicaux à permettre un consentement libre et éclairé est aussi au coeur de ses priorités. Au Québec et ailleurs dans le monde, la psychiatrie viole continuellement le droit au consentement libre et éclairé en dissimulant au patient son ignorance complète des causes des soi-disant troubles mentaux, en cachant les effets débilitants de ses médicaments, en ne communiquant pas les nombreuses alternatives et surtout en ne révélant pas que la psychiatrie mondiale n'a jamais guéri qui que ce soit en dépit des milliers de milliards de dollars qui lui ont été versés au cours des dernières décennies.

La Commission des Citoyens pour les Droits de l'Homme est un organisme international actif dans plus de 30 pays. Elle a été établie en 1969 par l'Eglise de Scientologie et le Dr. Thomas Szasz, professeur émérite de psychiatrie et auteur de renommée internationale, afin d'enquêter et dévoiler les violations psychiatriques des droits humains. Vous avez été victime de mauvais traitements, de faux diagnostic, d'abus ou d'effets secondaires importants suite à la prise de médicaments psychiatriques? Vous pouvez porter plainte. Contactez la Commission des Citoyens pour les droits de l'Homme au 01 40 01 09 70 ou par mail.

Publié par CCDH France à 22:20
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vendredi 18 janvier 2008

Le thermalisme parfois plus efficace que les antidépresseurs

Une étude financée par le Conseil national des exploitants thermaux révèle que les personnes souffrant d’anxiété, de stress, de déprime tireraient davantage profit d’une cure thermale plutôt que de prendre des antidépresseurs.

Cette étude comparait deux échantillons de patients (au total 237 patients) souffrant de troubles anxieux généralisés (TAG). Le premier échantillon a effectué 3 semaines de cure tandis que le deuxième se voyait prescrire de la paroxétine, un antidépresseur de la classe des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (IRS), puis une cure thermale pour « égaliser » les deux groupes.

La moyenne d’amélioration de l’état des patients après la cure thermale a été de 50% pour seulement 35,6% après traitement médicamenteux, d’après le psychiatre et médecin thermal Olivier Dubois, auteur de cette étude.

Commentaires : cette étude semble plutôt montrer que les antidépresseurs sont néfastes. Par ailleurs, rien d’étonnant à ce que 3 semaines de cure pendant lesquelles on est aux petits soins pour les personnes fassent plus de bien que quelques comprimés... Il y a fort à parier que le Club Med aurait pu réaliser une étude similaire. A noter que si les patients psychiatriques étaient envoyés au Club Med, cela coûterait bien moins cher à la Sécurité Sociale... A méditer.

Publié par CCDH France à 22:12
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Une nouvelle étude révèle que les antidépresseurs sont moins efficaces que ce que prétendent les supposées « autorités » psychiatriques

D'après une étude publiée très récemment dans le New England Journal of Medicine (NEJM), les antidépresseurs ne sont pas aussi efficaces que ce qui est rapporté dans la littérature scientifique. E effet, seules les études ayant abouti à des résultats favorables au médicament ont été publiées, ce qui fausse la perception qu’ont les médecins de l’efficacité de ces médicaments et pourrait même avoir des effets néfastes sur leur pratique de même que sur les attentes des patients.

Sur 74 études portant sur 12 antidépresseurs soumises à la Food and Drug Administration (FDA) par des compagnies pharmaceutiques, 31% n’avaient jamais été publiées dans des revues médicales parce que leurs résultats ne démontraient pas une efficacité significative du médicament ou son innocuité. En fait, 89% des études ayant révélé des résultats négatifs ou discutables n’avaient pas été publiées ou bien avaient fait l’objet d’une publication qui présentait les données sous un jour favorable.

Les auteurs de l’étude publiée dans le NEJM affirment que dans la plupart des publications scientifiques, l’efficacité de l’antidépresseur étudié était grandement surestimée. D’après leurs calculs, l’antidépresseur analysé avait une efficacité prétendue supérieure de 11 à 69% à l’efficacité réelle. « Les cliniciens qui actualisent leur pratique en lisant les revues médicales penseront donc que le nouvel antidépresseur dont on parle est plus intéressant qu’il ne l’est en vérité » fait remarquer le Docteur Turner, un des co-auteurs de l‘étude.

Commentaires de la CCDH : rien de nouveau dans cette étude. L’IGAS disait la même chose dans une étude de 2007 sur l’usage des médicaments (voir sur le site). Tout le monde sait que c’est vrai. Faut-il en vouloir aux laboratoires qui cherchent à vendre leurs produits, comme n’importe quelle entreprise, ou bien ne devrait-on pas plutôt s’interroger sur les raisons pour lesquelles rien ne bouge et pour lesquelles tous les gouvernements successifs, pourtant à la recherche d’économies, ne font rien ou presque pour améliorer la formation et l’information des médecins ? Encore conviendrait-il d’être compréhensif par rapport à l’inaction des autorités, étant donné que ces dernières sont submergées de mensonges et de faux rapports en provenance le plus souvent du milieu psychiatrique passé maître dans l’art de semer la confusion dans les esprits. Et pas uniquement à coup de psychotropes.

Info plus complète sur Le DEVOIR.com du 18 janvier 2008.

Publié par CCDH France à 22:09
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jeudi 17 janvier 2008

Conférence-débat sur le thème : « Marché des médicaments psychotropes : la dérive »

La CCDH salue l’excellente conférence-débat organisée par la revue « Prescrire » le 17 janvier à Paris et félicite les intervenants pour leur lucidité, professionnalisme et courage.
Le 17 janvier, la revue Prescrire a organisé une conférence-débat sur le thème : « Marché des médicaments psychotropes : la dérive », conférence à laquelle CCDH a assisté.

Vous pourrez trouver sur le site de la revue une transcription complète en accès libre et téléchargeable des interventions (www.prescrire.org). Nous nous permettons de citer les intervenants et de résumer très brièvement leurs propos.

Monique Debauche, psychiatre, membre du Groupe recherche Action en Santé et Free clinic de Bruxelles a pris comme sujet : marché des médicaments psychotropes : construction historique d’une dérive.

Madame Debauche a dressé un panorama historique de cette dérive et montrant que celle-ci passe par 3 vecteurs différents : la recherche, le diagnostic et la prise en charge des patients.

Cette intervention est une critique sévère non seulement des méthodes des laboratoires mais de la psychiatrie dans son ensemble, notamment lorsque l’intervenant a montré que la prise en charge des patients s’était détériorée. Madame Debauche a cité une étude d’un psychiatre gallois, Monsieur Healy, et ses collègues, sur les patients d’un hôpital psychiatrique du Pays de Galles. Le constat est terrible : en 50 ans, les mesures d’internement forcé en psychiatrie ont été multipliées par 5, les admissions pour pathologies mentales sévères par 7, le taux de suicide chez les patients schizophrènes par 20 et la mortalité générale pour les malades atteints de pathologies psychiatriques sévères a fortement augmenté. Une intervention à lire sur le site de la revue.

Monsieur Gilles Mignot, pharmacologue, responsable de la rubrique « rayon des nouveautés » à la revue Prescrire.

Sujet traité : 5 années d’analyse de médicaments psychotropes dans la revue Prescrire Bilan

Monsieur Mignot a démontré dans son intervention qu’il n’y avait que très peu de nouveautés voire pas du tout en matière de psychotropes et que les indications avaient connu une extension tous azimuts conduisant à la médicamentation de l’existence et à faire prendre des risques aux patients.

Madame Barbara Mintzes, chercheur en santé publique, Université de Colombie Britannique (Canada), sur le thème : Tous bientôt sous « calmants » dès le berceau ?

Madame Mintzes a dénoncé ce qu’elle appelle le « façonnage » des maladies en tant que stratégie marketing. Compte tenu de la frontière subjective entre maladie mentale et « normalité, la santé mentale est un champ idéal pour l’élargissement du marché des psychotropes, et ce dès le berceau. Les exemples de l’hyperactivité, de la dépression et des troubles bipolaires illustrent parfaitement cette stratégie. Elle rejoint tout à fait la position de CCDH sur l’invention des maladies psychiatriques.

Publié par CCDH France à 21:58
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