jeudi 02 juillet 2009

Le IX congrès de psychiatrie biologique, congrès de la honte

Après avoir donné la parole à deux psychiatres faisant l’objet d’enquêtes pour leurs liens non révélés avec l’industrie pharmaceutique, un autre psychiatre, le Professeur Hans-Jürgen Möller, intervient également au congrès qui a lieu actuellement porte Maillot à Paris, alors que son procès en appel vient d’avoir lieu et qu’un jugement est en attente pour une expertise bidon ayant conduit à l’internement d’un commerçant allemand et qui a valu une condamnation au psychiatre en première instance.

Après les psychiatres Joseph Biederman et Thomas Spencer, c’est au tour du psychiatre allemand Hans-Jürgen Möller d’intervenir au 9e congrès mondial de psychiatrie biologique. Ce congrès, véritable foire aux psychotropes, se transforme malheureusement en tribune pour des psychiatres hautement controversés et à l’éthique douteuse.

En Août 2008, le tribunal de Münich a jugé que le Professeur Möller avait violé ses obligations concernant le maintien du secret professionnel à l’égard du plaintif, Mr Eberhart. Le Professeur Möller avait rendu une expertise sur la santé mentale de ce monsieur simplement en récoltant l’avis de sa femme et en l’observant “en cachette” sur son lieu de travail, sans lui parler ni se présenter. Le Professeur Möller a affirmé plus tard que de toute façon, “quand je regarde dans vos yeux, je peux voir que vous êtes malade mentalement”. Un exemple édifiant de l’absence de toute rigueur scientifique chez ce praticien.

Monsieur Eberhart avait dû fuir en Suisse pour échapper à un internement forcé jusqu’à ce que la justice lui donne raison.

Ainsi, ce psychiatre est intervenu en tant qu’expert lors du congrès de psychiatrie biologique qui a lieu actuellement à Paris, sur le thème même qui lui vaut ses soucis judiciaires, à savoir l’élaboration des diagnostics à partir de l’observation clinique.

Cela jette de sérieux doutes sur le sérieux de ce congrès. Le cas de Monsieur Möller ayant été largement médiatisé, il est difficile de croire que les organisateurs n’étaient pas au courant. Ces derniers, avertis des faits par une requête de notre association, n’ont pas encore répondu.

Rappelons que d’autres psychiatres controversés ont parlé au cours de ce congrès qui s’achève le 2 juillet.

Joseph Biederman, chef du programme de recherche en psychopharmacologie pédiatrique à Boston aux Etats-Unis aurait touché, entre 2000 et 2007, 1,1 million d’euros directement de laboratoires pharmaceutiques mais n’en aurait pas averti ses autorités universitaires, ce qui est contraire à la loi et à l’éthique professionnelle. Il se retrouve sous investigation par le Congrès américain et l’institut américain d’enquête pour la santé en raison des conflits d’intérêt qu’il a omis de signaler. On considère que la campagne de promotion qu’il a menée pour populariser le diagnostic de “bipolaire” pour les enfants a largement contribué à la forte augmentation du nombre d’enfants sous psychotropes, et plus particulièrement sous antipsychotiques, les plus puissants de ces “médicaments”. 2,5 millions d’enfants américains prennent ce type de drogues psychiatriques. D’après des documents présentés à la Cour et récemment publiés, il semblerait que Biederman aurait promis au laboratoire Johnson et Johnson avant même de mener son étude que celle-ci allait prouver que leur drogue Risperidone était efficace sur les enfants en bas âge. Biederman a animé lundi à Paris une conférence ayant pour thème “le TDAH (hyperactivité) chez les adultes”.

Le docteur Thomas Spencer, collègue de Biederman à Boston et Professeur associé à la célèbre Harvard Medical school aurait lui aussi “oublié” de déclarer 710 000 euros reçus de la part de laboratoires entre 2000 et 2007. A Paris cette semaine, il animé plusieurs séminaires, également sur “le TDAH chez les adultes”.

Pour toute information, contactez CCDH au 01 40 01 09 70 ou au 06 82 88 76 03.

Publié par CCDH France à 7:02
Catégories: Communiqués de presse

jeudi 25 juin 2009

Exposition: Psychiatrie - La vérité sur ses abus du 25 juin au 1er juillet à Paris

Une grande exposition internationale avec des films inédits et chocs sur la réalité de la psychiatrie, et aussi les témoignages de 160 experts et victimes.

• Pourquoi la plupart des crimes déments sont-ils commis par des personnes sous traitements psychiatriques ?

• La France est devenue le plus gros consommateur de psychotropes au monde : et si ce n’était pas un hasard ?

• 72 000 personnes internées de force chaque année dans les hôpitaux psychiatriques français : pourquoi n’en parle-t-on pas ?

Découvrez les réponses et les faits. Visitez cette exposition.


DU JEUDI 25 JUIN AU 1ER JUILLET INCLUS DE 10 H À 21 H

Salons du Lutétia - 47 bd Raspail - 75006 Paris

Métro Sèvres-Babylone

Entrée gratuite


Cette exposition internationale est organisée par la Commission des citoyens pour les droits de l’homme France, en collaboration avec Citizen Commission on Human Rights International, association basée à Los Angeles aux Etats-Unis et créée en 1969.

L’exposition a déjà voyagé dans plus de 30 pays. Son but est d’apporter un éclairage nouveau et complet sur la question du respect des droits de l’Homme en psychiatrie. Cette exposition est déconseillée aux moins de 16 ans.

Différentes conférences ouvertes à tous auront lieu pendant la durée de l’exposition :

lundi 29 juin à 20 h : débat la situation des internements psychiatriques en France,

mardi 30 juin à 20 h : projection du film “Profits Macabres” et débat avec un médecin sur les dangers des psychotropes.

Si vous avez été victime ou si vous connaissez des victimes d'abus psychiatriques, contactez la Commission des citoyens pour les droits de l’Homme pour témoigner.

Téléphone : 01 40 01 09 70 Adresse : BP 10076 • 75561 Paris cedex 12 ccdh@wanadoo.fr www.ccdh.asso.fr  

Source: Exposition CCDH juin 2009 

Publié par CCDH France à 19:06
Mis à jour le: vendredi 26 juin 2009 7:05
Catégories: Communiqués de presse

mardi 26 mai 2009

Dans la France entière ce samedi 23 mai: grand succès de la journée d'action contre les abus psychiatriques

25 manifestations devant des hôpitaux psychiatriques et 7 rassemblements dans des centre villes ont eu lieu pour dénoncer les abus psychiatriques. Cette journée était organisée par la Commission des Citoyens pour les Droits de l'Homme. 2 diffusions sur des télévisions régionales, 15 annonces radios, 6 interviews radios et au moins 6 articles de presse écrite (2 autres en attente), tel est le bilan médiatique de la journée dont vous trouverez la liste des manifestations ci-dessous.

Le slogan de la journée était : "Trop de morts à cause de la psychiatrie et de ses traitements. Ça suffit !

La psychiatrie a été au bout de son irresponsabilité. Les meurtres commis par des patients hospitalisés ou sous traitements psychiatriques ont été trop nombreux ces derniers mois :

- à Grenoble, un patient hospitalisé d'office tue le premier passant qu'il croise

- un député sous traitement tue sa maîtresse puis se suicide

- un déséquilibré suivi en psychiatrie tue deux bébés et une assistante maternelle en Belgique.

- un jeune élève de lycée se lève et poignarde son professeur.

Ce ne sont que quelques exemples et c'est déjà trop. Qui pourra dire que les psychiatres et leurs traitements n'ont pas de responsabilité dans tous ces faits divers horribles ?

C'est avec détermination que des membres et sympathisants de la Commission des Citoyens pour les Droits de l'Homme ont manifesté ce samedi dans toute la France pour dénoncer cette psychiatrie irresponsable qui a trop de sang sur les mains et qui fait peser honteusement ses fautes sur le seul manque de moyens.

Le gouvernement va-t-il continuer longtemps à subventionner une discipline qui n'assume pas ses responsabilités et qui ne se réforme pas ? 15 milliards d'euros de budget, c'est beaucoup et on en rajoute régulièrement ; 70 millions supplémentaires depuis le début de l'année, en partie pour créer des chambres d'isolement, l'équivalent des mitards de la prison, avec encore moins de contrôle sur ce qui s'y passe que dans les établissements pénitentiaires.

Et le pire risque de venir. Les manifestants s'opposent avec force à tout projet de loi qui risquerait de créer un système permettant d'obliger un individu à recevoir un traitement à base de drogues psychiatriques au moindre écart de comportement. Si les manifestants comprennent le souci sécuritaire du chef de l'État, ils ne peuvent accepter qu'une telle loi, actuellement à l'étude, ouvre la porte à la mise sous camisole chimique d'une part toujours plus importante de la population.

Une entrevue a été demandé à Madame la Ministre de la Santé sur ce sujet, en espérant que rien de définitif n'ait été entrepris allant dans le sens d'une telle loi.

Quoi qu'il en soit, les manifestants ont voulu montrer leur ras-le-bol et aussi leur vigilance face au développement d'une psychiatrie irresponsable.

Lieux et horaires des manifestations:

Hôpital Sainte Anne à Paris

Hôpital Pitié Salpêtrière

Hôpital Corentin Celton à Issy les Moulineaux

Hôpital Saint Antoine, Paris 12 ,

Hôpital Maison Blanche, Neuilly sur Marne

Hôpital Ville Evrard, Neuilly sur Marne

CH Paul Guiraud à Villejuif

EPSM de Plaisir, Yvelines

CH Mignot, Versailles, Yvelines

Grand rassemblement Place Beaubourg

Rhône Alpes:

CHS Saint Egrève à Grenoble

CH le Vinatier à Lyon

CH Bassens à Chambéry

CH Seynod, Haute Savoie

CH de Feurs

CH de Montbrison

CHU de Saint Etienne

rassemblement Place de France à Saint Etienne

Auvergne:

Hôpital Sainte Marie à Clermont Ferrand

Rassemblement Place de Jaude à Clermont

Aquitaine:

CHS Charles Perrens à Bordeaux

CHS Cadillac

CHS Montpont Menesterol (Dordogne)

rassemblement en centre ville Bordeaux

Midi:

CHS Gérard Marchand à Toulouse

Côte d'Azur:

CH Antibes-Juan les Pins, Fontonne

rassemblement Promenade des Anglais à Nice, et à Antibes au pied du Fort Vauban

Ouest:

CHS Sainte Gemmes

Centre ville Saint Nazaire

Centre ville Nantes

Est:

CHS Bavilliers, Belfort

CHS Rouffach, Haut Rhin

Pour tout renseignement, contactez la Commission des Citoyens pour les Droits de l'Homme au 01 40 01 09 70, par mail à ccdh@wanadoo.fr.

Publié par CCDH France à 18:10
Catégories: Communiqués de presse

lundi 18 mai 2009

La Ministre de la Santé ridiculise la psychiatrie

En annonçant que les transsexuels ne sont pas des malades mentaux, Madame Bachelot, Ministre de la santé, a montré clairement que la psychiatrie n'était pas une science. Elle a anéanti les prétentions des psychiatres qui tentent depuis de nombreuses années de convaincre que leur discipline est une branche de la médecine comme une autre et que la maladie mentale est aussi une maladie comme une autre.

Madame la ministre a clairement montré que la maladie mentale était une question uniquement politique. C'est le ministre de la santé qui décide si un comportement est une maladie ou non ! On est à l'opposé d'une démarche scientifique et cela jette un pavé dans la mare. La psychiatrie est politique par nature, comme le disaient de nombreux anti-psychiatres des années 1970 et en particulier le psychiatre américain Thomas Szasz, auteur du célèbre « Mythe de la maladie mentale ».

A l'heure où l'on attaque les psychothérapeutes pour leur soi-disant manque de formation scientifique, il est intéressant de noter que la psychiatrie n'a rien de scientifique et que les psychiatres ne devraient pas bénéficier du titre de psychothérapeute.

Imaginerait-on le ministre de la santé décider si la grippe porcine ou le diabète sont ou non de vraies maladies ? Non bien entendu, cela n'a aucun sens.

La CCDH demande donc que les psychiatres ne puissent utiliser le titre de psychothérapeutes tant qu'ils n'auront pas amené les preuves du caractère scientifique de leur discipline.

Pour tout renseignement, contacter l'association au 01 40 01 09 70.

Publié par CCDH France à 22:51
Catégories: Communiqués de presse

mardi 07 avril 2009

Série de condamnations pour des psychiatres et infirmiers psychiatriques en France. La justice semble prendre la mesure de ce que sont les abus psychiatriques.

Semaine difficile pour les psychiatres et infirmiers psychiatriques indélicats.

Un infirmier du centre psychiatrique de Laxou, près de Nancy, a été condamné à 6 mois de prison avec sursis pour une série de mauvais traitements sur des patients de l'hôpital. Des collègues à lui ont dénoncé le fait "qu'il fait prendre des douches froides aux patients incontinents. Il bouche le nez de certains afin qu'ils avalent plus vite leur traitement. Par punition, il a laissé nue une personne qui venait de se déshabiller". Le tout accompagné d'insultes et de propos particulièrement humiliants. Une condamnation normale, tout juste regrettera-t-on une fois de plus le fait que la hiérarchie médicale ait été épargnée par la justice, le psychiatre chef de service étant supposé responsable des agissements de ses subordonnés.

Toujours dans l'Est de la France, cette fois-ci à Erstein, au Sud de Strasbourg, c'est un couple d'infirmiers qui a été condamné pour des violences commises sur une collègue infirmière, à titre de représailles et aussi pour menacer cette dernière qui avait dénoncé des maltraitances supposées commises par l'homme l'an dernier. A noter que CCDH avait été alertée sur cette situation et que l'infirmière ayant dénoncé les violences avait dit qu'elle se sentait menacée par son collègue.

Le couple pour sa défense a dit qu'il s'agissait d'un acte impulsif. On ne peut que s'inquiéter de constater que des personnes si impulsives puissent être mises en présence de patients si fragiles. Le pire est à craindre.

Enfin, c'est un psychiatre Roannais de 68 ans qui a été condamné à 15 jours de prison ferme par le Tribunal correctionnel de Roanne, pour outrage à personne dépositaire d'une autorité publique (en l'occurrence des gendarmes). Le psychiatre récidiviste avait traité les gendarmes de malades mentaux et de fainéants, les menaçant de faire agir ses relations pour les faire muter. Une arrogance sanctionnée par le Tribunal.

Publié par CCDH France à 6:11
Catégories: Communiqués de presse

mardi 31 mars 2009

Encore une conséquence dramatique des "traitements" psychiatriques?

Il était suivi pour des troubles mentaux et pourtant on a retrouvé chez lui 10 armes à feu, des couteaux de chasse et une centaine de boîtes de munitions. Le 9 mars dernier, un homme de 45 ans a semble-t-il été tué dans le 13e arrondissement suite à des échange de tirs avec des policiers de la BRI.

Vers 8 h 30, l'individu, qui souffrait visiblement de schizophrénie et avait arrêté de suivre son traitement médical, a tiré dans le dos d'un passant « sans raison apparente », boulevard Auguste-Blanqui.

Il s'est ensuite retranché chez lui et a pris en otage sa mère avec qui il vivait dans un immeuble situé en face de la bouche de métro Corvisard. Un policier a été blessé. Et comme il ne répondait plus à leurs appels, les policiers ont décidé d'intervenir vers 12 h 30. Le forcené était déjà décédé dans l'appartement.

Doit-on chercher l 'explication d'un tel acte dans l'incompétence et dans le refus de se remettre en cause de certains "experts" du mental, et/ou, encore pire, dans la relation plus que trouble et non éthique existant entre la psychiatrie et les empires pharmaceutiques?

Source: 20minutes.fr 

Publié par CCDH France à 22:39
Catégories: Communiqués de presse
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