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VIOLS EN PSYCHIATRIE
LES FEMMES ET LES ENFANTS VICTIMES
CHAPITRE TROIS
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QUE PEUT-ON FAIRE ?
Diminuer les abus sexuels sur les patients nécessite que toutes les agressions de ce genre perpé­trées par des psychiatres, des psychologues et des psychothérapeutes soient légalement reconnues comme viols et soient punies par la loi, la seule preuve nécessaire étant qu'il y a eu relation sexuelle.

Les psychiatres prétendent souvent que les relations sexuelles avec les patientes sont «consensuelles». Ils connaissent cependant la forte emprise émotionnelle qu'ils exercent sur elles. Imaginons qu'un adulte ait des relations sexuelles avec un enfant, la société reconnaît le déséquilibre de force, de connaissances et d'autorité utilisé par l'adulte et condamne cet acte comme étant cri­minel. Il devrait en être de même pour un psychiatre et sa patiente.

En 2002, le professeur de psychiatrie Glen Gabbard a admis que « le bon côté de la criminalisation est que les jurys et le système légal peuvent être plus efficaces dans l'administration de la justice que certains organes internes du Conseil de l'Ordre, ou des comités d'éthique».

La CCDH, avec d'autres groupes et individus concernés, s'est investie en vue de l'élaboration et de la mise en application de lois strictes destinées à protéger les femmes et les enfants contre le viol psychiatrique. À ce jour, en 2004, plus de 25 lois ont été promulguées pour enrayer le nombre croissant de crimes sexuels commis par des psychiatres et des psychologues dans des pays tels que les États-Unis, l'Australie, l'Allemagne, la Suède ou Israël.

Les psychiatres coupables de viols doivent figurer sur la liste des prédateurs (agresseurs sexuels en série) et autres criminels ayant attenté à la pudeur des enfants. Le nom de ces psychiatres doit être connu du public afin d'éviter que d'autres patients ne soient induits en erreur par de fausses promesses d'aide qui ne seront que des trahisons.

Psychiatres et psychologues conduisent des patients confiants sur un chemin sans retour, vers la destruction et, trop souvent, une mort affreuse de leurs propres mains. La loi est la loi, écrite pour protéger le peuple. Lorsqu'un groupe se consi­dère au-dessus des lois et parvient à en convaincre le gouvernement, plus per­sonne n'est en sécurité. Il faut préciser une fois pour toutes que, quelle que soit la conviction du violeur psy­chiatre d'être privilégié, un viol reste toujours un viol.
«Quand la séduction sexuelle des patients peut être légalement établie... on devrait poursuivre le thérapeute pour viol plutôt que pour fauteprofessionnelle, autrement dit, la procédure devrait être pénale plutôt que civile. »

William Masters et Virginia Johnson
CREDITS PHOTO: page 8: Don Mason/Corbis.

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