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VIOLS EN PSYCHIATRIE
LES FEMMES ET LES ENFANTS VICTIMES
INTRODUCTION
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LES PLUS FAIBLES POUR CIBLES
Sous l'angle statistique, une femme risque davantage de faire l'objet d'un viol sur le divan d'un psychiatre qu'au cours d'un jogging solitaire et nocturne au milieu d'un parc.
Ci-contre: Le Dr James Harrington White (à gauche) a été condamné pour abus sexuels sur des enfants, et le D'Jules Masserman, ancien président de l'Association américaine de psychiatrie (APA), a agressé sexuellement quatre de ses patients.
Existe-t-il situation plus dramatique que celle d'une victime désespérée sollicitant de l'aide et que trahit ensuite son «bienfaiteur » ?

Imaginez une fillette de 7 ans qui souffre de problèmes émotionnels à la suite d'un inceste. Elle est confiée à un psychiatre ou à un psychologue. Supposez que ce spécialiste abuse sexuellement d'elle pendant la «thérapie». Pouvez-vous concevoir le bouleversement de l'enfant ?

Dans le sillage d'une crise personnelle déjà grave, pareille traîtrise ne peut que marquer encore plus la victime et accentuer son instabilité.

Critique accablante à l'égard de ces « professionnels » chargés d'aider des cas on ne peut plus fragiles émotionnellement.

Le 31 octobre 2002, le psychothérapeute français J. T. a été condamné à 10 ans de prison pour viol et tentative de viol sur deux patientes extrêmement vulnérables selon le tribunal. Ce dernier, âgé de 52 ans, prétendait que son «traitement» reposait sur une «tradition orientale» où des hommes âgés initiaient des jeunes filles aux pratiques sexuelles».1

Un tel «traitement» n'a jamais aidé personne. Il s'agit plutôt d'une trahison répugnante trop fréquente dans le domaine de la santé mentale :

* Sous l'angle statistique, une femme risque davantage de faire l'objet d'un viol sur le divan d'un psychiatre qu'au cours d'un jogging solitaire et nocturne au milieu d'un parc.

* Une étude britannique a porté sur les rapports sexuels entre thérapeute et patient parmi les psychologues. Selon elle, 25% de ces praticiens ont signalé avoir traité des patients qui avaient eu des relations avec un autre thérapeute.2
« Quiconque possède une once de compassion, de bon sens et de décence considère l'abus sexuel de patients comme un acte criminel grave. Certains psychiatres et psychologues travaillent dur pour minimiser ce fait - même lorsque des enfants subissent cette exploitation. »

Jan Eastgate
* En 2001, une étude révélait qu'un patient sur 20, vic­time d'un abus sexuel de la part d'un thérapeute, était mineur. L'âge moyen était de 7 ans pour les filles et de 12 ans pour les garçons. Le plus jeune avait 3 ans.

Quiconque possède une once de compassion, de bon sens et de décence considère l'abus sexuel de patients comme un acte criminel grave. Certains psychiatres et psy­chologues travaillent dur pour minimiser ce fait - même lorsque des enfants subissent cette exploitation. En combi­nant les diagnostics inventés du Manuel diagnostique et sta­tistique des troubles mentaux (DSM-IV) avec des argu­ments subtils mais pervers ou de purs mensonges, ils s'activent à dépénaliser l'abus   sexuel   sur   les femmes et les enfants.

Dans l'intervalle, les organismes de régularisa­tion de la santé mentale considèrent rarement un tel comportement comme étant plus grave qu'un «écart professionnel» - accusé d'une telle « faute professionnelle », le praticien ne reçoit qu'une suspension temporaire de son droit de pratiquer.

Cette publication s'inscrit dans une série de rapports réalisés et publiés par la CCDH au sujet de la trahison psy­chiatrique. Il s'agit là d'une information et d'un service public.

Jamais les médecins, les organisations sociales ou les membres d'une famille ne devraient orienter un patient vers les «traitements» de santé mentale qualifiés aujour­d'hui de «thérapie».

Un abus sexuel est un abus sexuel, même lorsqu'un thérapeute le commet. Un viol est un viol même lorsqu'un thérapeute le commet. Ces actes ne constituent pas une thé­rapie. Cependant, jusqu'à une reconnaissance unanime de ce fait, et jusqu'à ce que juges et procureurs traitent tous les cas de ce type comme des crimes, certains psychiatres et psychothérapeutes constitueront une menace pour chaque femme ou enfant qui entreprend une thérapie.

Jan Eastgate
Présidente de la Commission internationale
des Citoyens pour les Droits de l'Homme
1. Valerie Antonioi, "Criminal Court -  A "psych" from Dijon Condemned to 10 Years of Prison for Rapes," Le Bien, 31 oct. 2002.
2. "Doctors Bill Medicare "for Sex", The Daily Telegraph-Miror, 8 juill. 1993
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Enquêtes et dénonciations de violations des Droits de l'Homme en psychiatrie
Commission des Citoyens pour les Droits de l'Homme
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