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SCHIZOPHRENIE
UNE MALADIE QUI RAPPORTE A LA PSYCHIATRIE
CHAPITRE DEUX
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DIAGNOSTICS PSYCHIATRIQUES: MENSONGES ET TRAHISONS
Au lieu de parler de guérison et de moyens de l'at­teindre, l'Association américaine de psychiatrie (APA) s'est bornée à rédiger le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-IV), un ouvrage qui répertorie 374 troubles mentaux supposés. En attendant, les psychiatres admettent non seulement qu'ils n'ont aucune idée de l'origine de ces prétendues «maladies», mais encore qu'ils n'ont aucune preuve scientifique, quelle qu'elle soit, qu'elles existent même en tant que maladies.

Au sujet de la « schizophrénie », les psychiatres décla­rent dans le DSM-II: «Le comité [APA], malgré ses efforts, n'a pu arriver à un consensus sur une définition de ce trouble mental; il n'a pu se mettre d'accord que sur le terme lui-même. »

Pour Thomas Szasz, professeur émérite de psychiatrie : « La schizophrénie est définie de façon si vague qu'en réalité, elle est souvent appliquée à presque tout type de comportement désapprouvé par celui qui emploie ce terme. » Les patients sont trompés lorsqu'on leur dit que leurs problèmes émotionnels ont une origine génétique ou biologique.

Le Dr Eliot Vallenstein affirme que «même si des patients peuvent être soulagés de s'entendre dire que leur maladie est d'origine physique, ils peuvent adopter un rôle passif dans leur propre rétablissement, en devenant totale­ment dépendants d'un traite­ment physique ».9

Nombre d'autres compor­tements ou conditions sont défi­nis comme maladies par les psychiatres, ce qui leur permet de collecter des fonds consi­dérables par le biais des rem­boursements des assurances médicales, des subventions gouvernementales et des béné­fices provenant de la vente de médicaments.
« Aucune étiologie [cause] biologique n'a jamais pu être établie en ce qui concerne les troubles psychiatriques...
Aussi, n'acceptez pas le mythe selon lequel nous pourrions effectuer un "diagnostic précis"... Pas plus que vous ne devriez croire que vos problèmes sont uniquement causés par un "déséquilibre chimique"».

Edward Drummond
Médecin, auteur de The Complete Guide to Psychiatric Drugs, 2000
« Troubles bipolaires » :

Selon le psychiatre David Kaiser, la psychiatrie «prétend sans en apporter de preuves que la dépression, la maladie bipolaire, l'anxiété, l'alcoolisme et une foule d'autres troubles ont en fait principalement une origine biologique et probable­ment génétique... Cette espèce de foi aveugle en la science et dans le progrès au mieux ne tient pas debout, au pire est une marque de naïveté et peut-être d'automystification. »

Les troubles bipolaires sont supposés se caractériser par une alternance de périodes de dépression et de manie, d'où la notion de «deux pôles» ou «bipolaires». En janvier 2002, le Medicine Journal a rapporté que l'étiologie et la pathophysiologie (changements fonctionnels) des troubles bipolaires (BPD) n'ont pas été déterminées, et qu'aucun marqueur biolo­gique objectif n'existe qui correspondrait en définitive à cet état.10

Craig Newnes, directeur des thérapies psycholo­giques du service social et de santé mentale de Shropshire, en Angleterre, a rapporté l'histoire de trois psychiatres qui ont dit à une grand-mère que son petit-fils avait des troubles bipolaires causés par « un déséquilibre biochi­mique du cerveau». Avec calme mais fermeté, elle leur a demandé sur quelle base ils s'étaient appuyés pour conclure à une anomalie cérébrale. Ils ont répondu que son humeur et son comportement dénotaient un problème sérieux. Elle leur a alors demandé comment ils en étaient arrivés à déterminer qu'il s'agissait d'un phénomène bio­chimique du cerveau. Son petit-fils a été rapidement trans­féré dans une unité de soins qui a proposé « des thérapies par la parole » au lieu de médicaments.

« Imaginez la même situation en oncologie : on vous dit que vous avez l'air d'avoir le cancer, sans aucun test, et on vous dit que vous devez subir deux opérations, de la radiothérapie et une chimiothérapie qui vous fait perdre vos cheveux. L'idée est absurde. La prochaine fois que l'on vous dit qu'une condition psychiatrique est due à un désé­quilibre chimique, demandez à voir les résultats des ana­lyses », a déclaré Newnes.
9. Elliot S. Valenstein, Ph.D., Blaming the Brain (The Free Press, New York, 1998), p. 225.
10. Stephen Soreff, M.D. and Lynne Alison McInnes, M.D., "Bipolar Affective Disorder", eMedicine Journal, Vol. 3, N° l, 7janv. 2002.
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