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UNE REALITE BRUTALE
LES "TRAITEMENTS" NUISIBLES DE LA PSYCHIATRIE
CHAPITRE DEUX
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UNE BOUCHERIE HUMAINE TOUJOURS D'ACTUALITE
La procédure de psychochirurgie la plus célèbre est la lobotomie
A la différence de la neurochirurgie qui soulage des pathologies physiques réelles, la psychochirurgie tente de modifier le comportement avec brutalité en détruisant des tissus sains du cerveau.

La procédure de psychochirurgie la plus célèbre est la lobotomie. Egaz Moniz est le premier à Lavoir pratiquée en 1935 à Lisbonne, au Portugal. Mais c'est le psychiatre américain Walter J. Freeman qui en fut le premier partisan. Il fit sa première lobotomie en utilisant les électrochocs comme anesthésiques. Il inséra un pic à glace derrière l'orbite de l'œil jusqu'au cerveau en se servant d'un maillet. Les mouvements de l'instrument endommagèrent les fibres des lobes frontaux du cerveau, provoquant des dommages irréversibles. Plus tard, il avoua que 25 % des personnes lobotomisées pourraient être «considérées comme étant au niveau d'un ani­mal domestique». Moniz reçut le prix Nobel comme boucher du cerveau; Freeman perdit le droit d'exercer après avoir tué un patient au cours d'une lobotomie.
Egas Moniz, père de la psychochirurgie
Egas Moniz, père de la psychochirurgie
À la fin des années 40, les effets débilitants et mortels de la psychochirurgie commencèrent à être connus et à détruire son image factice de cure miracle.

Les indicateurs suivants permirent de tirer la sonnette d'alarme :

* Un taux de mortalité par suicide allant jusqu'à 20%.

* Des infections provoquant des abcès au cerveau.

* La méningite (maladie infectieuse grave du cerveau).

* L'ostéomyélite crânienne (maladie inflammatoire infec­tieuse de Los).

* Les crises d'épilepsie chez plus de 50 % des opérés.
Malgré les effets fatals et destructeurs de l'opération, les psychiatres continuent à recommander son utilisation. À l'Institut du cerveau humain de Saint-Pétersbourg, le Dr Sviatoslav Medvedev a supervisé plus de 100 opéra­tions de psychochirurgie entre 1997 et 1999, pratiquées principalement sur des adolescents pour les « guérir » de leur toxicomanie.

«Je pense que l'Occident est trop prudent par rapport à la neurochirurgie à cause de son obsession des droits de l'hom­me », dit-il.10

Alexander Lusikian, qui a poursuivi en justice l'ins­titut avec succès en 2002, n'est pas du même avis : « Ils ont fait des trous dans ma tête sans anesthésie. Ils n'ont pas arrêté de percer et de cautériser [brûler] des zones à nu de mon cer­veau... il y avait du sang partout... Durant les trois à quatre jours suivant l'opération... la douleur dans ma tête était si hor­rible, comme si on la frappait avec une batte de base-bail. Et lorsque la douleur a un peu disparu, j'ai à nouveau ressenti le besoin de prendre des drogues. » En l'espace de deux mois, Alexander s'était remis à prendre régulièrement des drogues.


LES IMPLANTS DANS LE CERVEAU :
LA TOUTE DERNIÈRE « SUPERCHERIE » PSYCHIATRIQUE

Comme l'ECT et la psychochirurgie sont de plus en plus décriées par le public, la psychiatrie expérimente actuellement ses tout nouveaux «miracles» sur le cer­veau : la « stimulation du cerveau profond », la « stimula­tion magnétique transcrânienne» (TMS) et la «stimula­tion du nerf vague » (VNS - nerf vague : nerf crânien qui connecte le cerveau aux organes internes du corps) sont les nouveaux termes à la mode. La stimulation du cer­veau profond (DBS : deep brain stimulation) se fait par des fils introduits dans le cerveau à travers le crâne. Ceux-ci sont reliés à un bloc-pile implanté dans la poitri­ne, similaire à un pacemaker. Des impulsions électriques à haute fréquence sont alors envoyées directement à l'intérieur du tissu cérébral.11

Les psychiatres l'utilisent à titre expérimental sur des «malades mentaux», tout en facturant 50000 dollars par patient.12

Lors d'une TMS (stimulation magnétique transcrâ­nienne), une bobine magnétique est placée près du cuir chevelu du patient et un champ magnétique puissant à changement rapide traverse la peau et les os et pénètre sur quelques centimètres dans le cortex extérieur (matière grise externe) du cerveau, ce qui induit un courant électrique.13 Des TMS répétées peuvent provoquer des attaques ou des convulsions épileptiques chez des sujets sains.14
10. "Cutting Out Addiction", The Observer, World Press Review, juin 1999.
11. Benedict Carey, "New Surgery to Control Behavior". Los Angeles Times,4 août 2003.
12. Ibid, Er
win Montgomery Jr, "Deep Brain Stimulation A Sophisticated  Therapy  for   Parkinson's  Disease", adresse  Internet:    http://my.webmd.com/ <http://my.wi'bmd.com>content/ Article/2/l70_51708.htm,2002.
13. Samuel K. Moore,   "Electronic Antidepressant Up for Review",Spectrum Online, 9 juin 2004, adresse Internet: http://www.spectrum.ieee.org <http://www.spectrum.ieee.org, accessed :  23 juin 2004; Mark S. George, "Stimulating the Brain", Scientific American, sept. 2003.
14. Ibid.
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