Accueil CCDH Bretagne > Documentation > Une réalité brutale 3/6
UNE REALITE BRUTALE
LES "TRAITEMENTS" NUISIBLES DE LA PSYCHIATRIE
CHAPITRE UN
Page 3/6
UNE AGRESSION ELECTRIQUE MORTELLE
L'ECT est devenu une pratique lucrative pour la psychiatrie
Dès la conception de la machine à ECT dans les années 30, cette forme de « thérapie » est devenue une pratique lucrative pour la psychiatrie. De nos jours, l'administration d'électrochocs rapporte environ 5 milliards de dollars par an à l'industrie psychiatrique, rien qu'aux États-Unis.
La théorie sur laquelle se fonde l'ECT n'a pas vraiment progressé depuis l'époque des anciens Grecs, qui tentaient de guérir les problèmes mentaux au moyen du choc convulsif engendré par une drogue appelée hellébore. En soi, l'ECT est à peu près aussi scienti­fique et thérapeutique que de frapper quelqu'un sur la tête avec un marteau.

L'ECT reste aujourd'hui un traitement psychiatrique extrêmement lucratif qui per­dure en dépit des lois l'inter­disant ou limitant son utilisa­tion et malgré son absence de fondement scientifique et ses risques élevés de dommages.


EFFETS DÉVASTATEURS

Aux États-Unis, le for­mulaire de consentement que les patients signent avant de recevoir l'ECT les informe que la mémoire à court terme «peut être perturbée: il peut être difficile de se souvenir de dates, du nom de nouveaux amis, de manifestations publiques, de numéros de téléphone». Cependant, les « problèmes de mémoire », l'amnésie sont supposés dis­paraître « dans les quatre semaines suivant le dernier traite­ment » et « il est très rare que les problèmes persistent pen­dant plusieurs mois».

Des dizaines de milliers de victimes d'électrochocs seraient en total désaccord avec ces affirmations, quoi qu'en dise l'abondante littérature prétendant le contraire. Delores McQueen de Lincoln, Californie, a reçu 20 électrochocs. Trois ans plus tard, elle n'avait toujours pas récupéré de larges portions de sa mémoire. Elle ne savait plus monter à cheval, ce dont elle était capable auparavant, il lui était impossible de se rappeler des parties de chasse et de pêche qu'elle faisait en famille et elle ne pouvait se souvenir de ses vieux amis. Et pour cette « thérapie efficace et sans danger » qui ne prenait pas plus de 15 minutes par série d'électro­chocs, elle a versé 18000 dollars à son psychiatre.
« Cela a-t-il du sens de détruire toute ma tête et d'effacer ma mémoire, qui est tout ce que j'ai, et de me mettre au chômage? C'était un traitement remarquable, mais nous avons perdu le patient »

Ernest Hemingway, prix Nobel de littérature
Une étude de l'Université de Columbia, publiée en 2001, a révélé que l'ECT était si peu efficace pour guérir les patients de leur dépression qu'ils rechutaient presque tous dans les six mois suivant le «traitement».5

En 2000, le psychiatre Harold A. Sackheim, fervent adepte de l'ECT, fut interrogé sur la fréquence à laquelle les patients se plaignaient de pertes de mémoire. Voici ce qu'il répondit: «Dans ce domaine, il nous a été plus facile d'admettre que l'ECT présentait un risque mortel plutôt que de reconnaître qu'elle était susceptible d'entraîner d'importantes pertes de mémoire, même si les principaux effets indésirables de l'ECT affectent la connaissance [conscience]. »6

En 2004, Le Dr John Friedberg a témoigné sous serment que la perte de mémoire « se pro­duit dans chaque cas d'électrochoc». Elle peut être «permanente et irré­versible». C'est «...extrêmement irrégulier et variable. C'est toujours le cas lorsque le cerveau est atteint. Le résultat final est très imprévi­sible. »7

Le Dr Colin Ross, psychiatre au Texas, explique que la littéra­ture existante sur l'ECT indique que « le cerveau subit beaucoup de lésions, il y a une perte de mémoire, le taux de mortalité augmente, le taux de suicide ne diminue pas. Si ces faits éma­naient d'une grande étude bien faite, on devrait en conclure qu'il faudrait cesser de recourir à l'ECT... La littérature existante soutient fermement la conclusion que l'ECT n'est pas efficace au-delà du traitement, qu'elle présente de nombreux dangers et effets secondaires et cause bien des dégâts...».8

L'Association psychiatrique américaine prétend que l'ECT a pour effet un taux de mortalité d'un sur dix mille. Cependant, les statistiques du Texas révèlent que la propor­tion de personnes âgées décédées des suites de l'ECT est de 1 sur 200.9

Il est rare que les psychiatres informent le patient de ces faits, violant ainsi le «consentement éclairé». Ce faisant, ils se rendent coupables de lésions corporelles et de faute professionnelle. Le statut de criminel devrait s'appliquer à tout psychiatre qui administre l'ECT et cause ainsi des dom­mages au patient.
5. Pamela Fayerman, "After 130 Shock Treatments: "They Hurt, I Don't Want It,' Public Trustee's Office Investigates Riverview Case", Vancouver Sun, 17 avr.2002.
6. "Memory and ECT: From Polarization to Reconciliation", Editorial, The Journal of ECT, Vol. 16, N° 2,2000, pp. 87-96.
7. Op. cit., Dr John Friedberg.
8. Testimony of Dr Colin Ross, M. D., 10 mai 2004.
9. The Practice of Electroconvulsive Therapy: Recommendations for Treatment, Training, and Privileging (American Psychiatric Association, Washington D.C., 1990), p. 157.
<< Page précédentePage suivante >>
Installez Flash Player pour visualiser cette animation.
Enquêtes et dénonciations de violations des Droits de l'Homme en psychiatrie
Commission des Citoyens pour les Droits de l'Homme
CCDH Bretagne