| - Ces médicaments étaient applaudis par les leaders de la psychiatrie, car cela faisait de nous de « vrais médecins ». Dr. Rima Laibow Psychiatre
- Bien-sûr, les gens devaient d'abord croire qu'ils n'allaient pas bien, que c'était dû à un facteur biochimique et que cela pouvait être traité par un médicament, censé tout guérir. Dr. Moira Dolan Médecin
- Cela a donc été relativement facile de dire: « Bien, commençons donc par considérer la maladie mentale fondamentalement « comme un déséquilibre chimique dans le cerveau » ». John Bosley Ancien Chercheur en Psychologie Institut National de la Santé Mentale
- Le terme « déséquilibre chimique » est un artifice de marketing et non une réalité tangible qui peut être scientifiquement prouvée. John Sommers-Flanagan Professeur en Formation au Conseil Université du Montana
- Personne n'a encore créé de test qui puisse mesurer ou démontrer qu'il existe un déséquilibre chimique dans le cerveau - personne ! Dr. Thomas Szasz Psychiatre
- Comment peut-on lancer sur le marché un médicament censé rétablir un déséquilibre chimique ou qui le corrige en étant de bonne foi si on ne sait pas ce que c'est ? Andy Vickery Avocat Vickery. Waldner & Mallia LLP
- Tout le mythe du « déséquilibre chimique » a été créé pour vendre des psychotropes. Dr. Rima Laibow Psychiatre
Et si les psychiatres et les firmes pharmaceutiques ont utilisé ce mythe ["Déséquilibre chimique: cause de mort subite chez les bébés", "Rôle du déséquilibre chimique dans la santé mentale"; "L'accouchement peut créer un déséquilibre chimique chez la mère"] pour gagner des milliards en procurant des quantités considérables de psychotropes aux consommateurs qui ne se doutaient de rien, ce sont ces derniers qui en subissent les conséquences. On estime que la moitié des Américains qui se suicident sont sous psychotropes ["Antidépresseurs et risques de suicide chez les jeunes"; "FDA: Suicides causés par les antidépresseurs"]. Chaque année, on estime que les psychotropes tuent plus de deux fois et demi plus de gens que les homicides. Et à qui a-t-on confié la tâche de protéger le public contre les dangers de ces psychotropes dangereux ? Aux États-Unis, à l'agence de contrôle pharmaceutique et alimentaire, la FDA, dont le comité consultatif est surtout constitué de psychiatres qui font la navette entre l'industrie pharmaceutique, le milieu universitaire, leur cabinet privé et la fonction publique, ce qu'on appelle le tourniquet [Daniel S. Pine, M.D., Child & Adolescent Psychiatry; Jorge Armenteros, M.D., Psychiatry & Behavioral Medicine; Rochelle Caplan, M.D., Psychiatry; Bruce G. Pollock, M.D., PhD., Geriatric Psychopharmacology; Delbert G. Robinson. M.D., Psychiatry; Susan K. Schultz, M.D., Psychiatry; Marcia J. Slattery, M.D., M.H.S., Psychiatry; Barbara G. Wells, Pharm.D., Psychiatric Pharmacy; Andrew C. Leon, M.D., Biostatistics in Psychiatry; Wayne K. Goodman, M.D., Psychiatry; Philip S. Wang, M.D., M.P.H., Dr. P.H., Psychiatry and Epidemiology; James J. McGough, M.D., Child Adolescent Psychiatry; Barbara Geller, M.D., Professor of Psychiatry]
- Le système du « tourniquet » au sein de la FDA est une des raisons pour lesquelles notre système marche si mal. Ce « tourniquet » est le résultat direct du fait que des personnes ayant les mêmes idées obtiennent le pouvoir d'édicter les règles et de développer, promouvoir et vendre les médicaments. James Turner Avocat Swankin & Turner
- Les comités formés par la FDA pour évaluer ces médicaments et les psychiatres qui en font partie ont presque tous des conflits d'intérêt: ils reçoivent directement ou indirectement des fonds du secteur de l'industrie qui crée les médicaments qu'ils évaluent. Jonathan Emord Avocat Emord & Assoc.
- D'où le rapport étroit entre l'industrie pharmaceutique, la psychiatrie et la FDA qui se soutiennent mutuellement, mais la santé mentale de la population ne s'améliore pas. Ralph Fucetola Avocat
Prenons par exemple le comité d'évaluation des psychotropes de la FDA qui a approuvé l'antidépresseur Paxil. Chaque psychiatre membre de ce comité [Keh-Ming Lin, M.D., psychiatre; Carol A. Taminga, M.D., psychiatre; Nina R. Scooler, Ph.D., psychiatre; Robert Mark Hamer, Ph.D., psychiatre; Jeffrey A. Lieberman, M.D., psychiatre; Javier I. Escobar, M.Sc., M.D., psychiatre] a des liens financiers avec l'industrie pharmaceutique. Et ces conflits d'intérêt sont devenus si courants qu'ils ont fini par susciter une investigation de la part du Congrès.
- Quand ces comités établissent des recommandations pour la FDA (qui lesapprouve toujours par la suite), j'ai vu qu'il y avait des conflits d'intérêt. Nombre de leurs membres ne remplissaient pas de rapport sur les actions et obligations qu'ils possédaient - pourtant une obligation légale - cela aurait pu révéler des conflits d'intérêt. Dan Burton, député Congrès des Etats-Unis
Et ce réseau de conflits d'intérêts financiers entre la psychiatrie, l'industrie pharmaceutique et la FDA s'est encore renforcé en 1992 avec le vote de la loi sur la taxe pour les utilisateurs de psychotropes, encore appelée la « PDUFA ».[Prescription Drug User Fee Act] Grâce à cette loi, la FDA peut recevoir une redevance de 100000 $ par psychotrope, pour accélérer son approbation, et le mettre dans les mains des psychiatres et médecins plus rapidement que jamais.
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