Accueil CCDH Bretagne > Documentation > Abus psychiatriques sur les personnes agées 5/6
ABUS PSYCHIATRIQUES SUR LES PERSONNES AGEES
CHAPITRE TROIS
Page 5/6
FAUX DIGNOSTICS PAR APPAT DU GAIN
Selon la psychiatrie, la vieillesse est un "trouble mental"
Selon la psychiatrie, la vieillesse est un « trouble men­tal», une maladie dont on peut tirer profit, pour laquelle il n'y a aucun remède. En revanche, elle va fournir sans fin des occasions de prescrire des drogues psychoactives ou des électrochocs. En 1999,194 millions de dollars ont été dépensés en soins psychiatriques dans des homes pour personnes âgées aux États-Unis. Un mil­liard de dollars supplémentaire a servi à payer les traite­ments gériatriques dans les hôpitaux psychiatriques.

Aux États-Unis, la législation fédérale ouvre les portes à la psychiatrie : chaque résident d'une maison de retraite doit passer par une «évaluation mentale». Ceci fait automatiquement peu de cas du dépistage de mala­dies physiques, de la recherche de carences nutritionnelles ou de l'exclusion d'autres motifs de détresse.

Le 28 juin 2001, une infirmière du Rock Creek Center Psychiatric Hospital en Illinois a remarqué qu'un patient de 53 ans était devenu indifférent, 12 heures après qu'on lui ait administré un psychotrope. Quelques heures plus tard, l'homme décédait.

Une autopsie ordonnée par la police révéla qu'il était mort de sclérose en plaques. Sur son formulaire d'admission à l'hôpital figurait la mention «SP». Les fonctionnaires de l'établissement expliquèrent aux enquêteurs qu'ils avaient cru que «SP» signifiait «statut psychiatrique».11

Dans son livre Prescription for Nutritional Healing (Prescription pour une guérison nutritionnelle), le Dr James Balch, célèbre chroniqueur médical et personnalité média­tique, déclare : « La sénilité se rencontre à un âge avancé, mais elle n'est vraiment pas très fréquente chez les personnes âgées. Un grand nombre de ces personnes diagnostiquées comme séniles souffrent en réalité d'effets de médicaments, de dépression, de surdité, de tumeurs au cerveau, de problèmes de thyroïde, du foie ou des reins. Des symptômes, tels des troubles nerveux, une attaque et un dysfonctionnement du cerveau sont attribués au syndrome de sénilité. Bien souvent, une carence alimentaire en est la cause. »
« La réponse de la psychiatrie aux problèmes élémentaires liés au vieillissement est de leur coller l'étiquette de "dépression", de perte des facultés mentales ou même de maladie et, lorsque la personne se plaint ou proclame son indignation, ses protestations sont étiquetées de maladie mentale, souvent de "démence".»

Dr Roberto Cestari, Italie, 2004
Dans la plupart des cas, les personnes âgées souf­frent simplement de problèmes physiques liés à leur âge. Cependant, comme le précise le Dr Roberto Cestari, méde­cin généraliste en Italie: «La réponse de la psychiatrie aux pro­blèmes élémentaires liés au vieillissement est de leur coller l'étiquette de "dépression", de perte des facultés mentales ou même de maladie et, lorsque la personne se plaint ou proclame son indignation, ses protestations sont étiquetées de maladie men­tale, souvent de "démence". »

Derrière   tout   cela,   on découvre un système complet de critères de «diagnostics» frauduleux, provenant princi­palement du Manuel diagnos­tique  et  statistique  des   troubles   mentaux   (DSM)   de l'Association américaine de psychiatrie et de la section des maladies mentales de la Classification internationale des mala­dies (CIM-10). Grâce à ce stratagème, la psychiatrie a réuni sous le label maladie mentale n'importe quel dérangement mental des personnes du troisième âge. Ces étiquettes ser­vent ensuite de justification pour les interner sans leur consentement en hôpital psychiatrique, prendre le contrôle de leurs finances, passer outre leurs désirs concernant leurs affaires, leurs biens ou leurs besoins de soins et léser leur assurance-maladie.

La démence et la maladie d'Alzheimer représentent un terrain très lucratif pour la psychiatrie, bien qu'elles appartiennent, en vérité, au domaine des neurologues. Des médecins, experts des maladies d'Alzheimer, déclarent que 99 % de ces cas ne sont pas du ressort de la psychiatrie.12

De la même manière, les psychiatres n'appartiennent pas au domaine des soins aux personnes âgées.
11.   H. Gregory Meyer, "Patient Deaths Led to U.S.Probe", Chicago Tribune, 4 oct. 2002; H. Gregory Meyer,
"Closed Hospital Probed on Medicare", Chicago Tribune, 2 oct. 2002
12.  Hanna Albert et al.,  "Against Their Will Involuntary Commitment of Seniors", 20/20, ABC, 26 janv. 1996.
<< Page précédentePage suivante >>
Installez Flash Player pour visualiser cette animation.
Enquêtes et dénonciations de violations des Droits de l'Homme en psychiatrie
Commission des Citoyens pour les Droits de l'Homme
CCDH Bretagne