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ABUS PSYCHIATRIQUES SUR LES PERSONNES AGEES
CHAPITRE UN
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TRAHIR LES PERSONNES AGEES
Medicaments psychiatriques
LES MEDICAMENTS PSYCHIATRIQUES DETRUISENT DES VIES
Toute personne qui a mis son nez dans la section «pharmacologie clinique» des notices d'informations des médicaments jusqu'à la liste des « effets indési­rables » sait que le « consentement éclairé » est quelque chose de mal nommé. Dans le cas des personnes âgées, c'est une plaisanterie cruelle. Afin de pouvoir s'y référer plus facilement, voici une liste partielle des effets secon­daires des médicaments psychotropes prescrits de manière routinière aux personnes âgées :


LES TRANQUILLISANTS MINEURS

Les tranquillisants mineurs ou benzodiazépines peuvent provoquer : léthargie, étourdissements, confu­sion, nervosité, problèmes sexuels, hallucinations, cau­chemars, dépression grave, agitation extrême, insomnie, nausées et tremblements musculaires. Un arrêt brusque des tranquillisants mineurs a provoqué des crises d'épilepsie et des décès. Il est donc important de cesser ces médicaments uniquement sous surveillance médicale appropriée, même s'ils n'ont été pris que pendant quelques semaines.


LES TRANQUILLISANTS MAJEURS

Les tranquillisants majeurs, appelés également anti­psychotiques ou neuroleptiques, provoquent fréquem­ment des difficultés à penser, une mauvaise concentra­tion, des cauchemars, une insensibilité émotionnelle, une dépression, du désespoir et un dysfonctionnement sexuel. Physiquement, ils peuvent provoquer une dyskinésie tardive - des crampes et spasmes musculaires sou­dains, incontrôlables et douloureux, des mouvements de contorsion et des grimaces, principalement des jambes, du visage, de la bouche et de la langue, transformant le visage en un masque hideux. Ils induisent aussi l'akathisie, une instabilité psychomotrice grave qui, selon des études, peut occasionner de l'agitation et une psychose. Un effet potentiellement fatal est «le syn­drome neuroleptique malin», qui comprend une rigi­dité musculaire, une altération de l'état mental, un pouls irrégulier ou des problèmes de tension artérielle et cardiaques.

En outre, selon William H. Philpott, médecin et Dwight K. Kalita, Ph. D., dans Brain Allergies, la mort silencieuse par infarctus «peut être une des menaces les plus sérieuses, en cas d'utilisation prolongée de ces médicaments ».


INHIBITEURS SÉLECTIFS DE LA RECAPTURE DE LA SÉROTONINE

Les antidépresseurs inhibiteurs sélectifs de la recap­ture de la sérotonine (ISRS) peuvent provoquer des maux de tête, des nausées, de l'anxiété et de l'agitation, des insomnies et des rêves bizarres, une perte d'appétit, une impotence et de la confusion. On estime que 10 à 25% des consommateurs d'ISRS souffrent d'akathisie, souvent conjointement à des pensées suicidaires, de l'hostilité et un comportement violent. Un syndrome de manque pourrait affecter jusqu'à 50 % des patients, selon l'ISRS utilisé. En 1998, des chercheurs japonais ont éga­lement rapporté dans The Lancet, la revue de l'Association médicale britannique, que des quantités substantielles de ces antidépresseurs peuvent s'accumu­ler dans les poumons. Ils peuvent ensuite être libérés en quantités dépassant le seuil de toxicité lorsqu'un second antidépresseur est prescrit.


DERNIÈRE GÉNÉRATION D'ANTIPSYCHOTIQUES

Une moyenne d'un décès sur 145 a été enregistrée chez les patients ayant participé aux expérimentations cliniques de quatre médicaments antipsychotiques aty­piques (nouveaux). Ces décès n'ont cependant jamais été rapportés dans la littérature scientifique. Trente-six participants à l'expérience se sont suicidés. Quatre-vingt-quatre patients ont vécu un «grave événement indésirable » d'un genre ou d'un autre, que la Food and Drug Administration (FDA) avait défini comme événe­ment mettant la vie en danger ou requérant une hospi­talisation. Neuf pour cent des patients ont quitté l'expé­rience clinique en raison d'effets indésirables. Ce pourcentage est comparable à celui des patients traités avec les anciens antipsychotiques. Comme on l'avait supposé initialement, il n'y a donc pas eu d'amélioration par rapport aux anciens traitements.
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