Les critiques citent le cas des adolescents du lycée de Columbine, Eric Harris et Dylan Klebold, en tant qu'exemples de l'échec de la «gestion de la colère» et de «l'éducation à la mort». Les deux garçons avaient suivi un programme psychologique sur injonction judiciaire, incluant des cours de gestion de la colère, après avoir volé une voiture. Puis ils participèrent à un cours d'éducation à la mort au cours duquel les élèves furent invités à imaginer leur propre mort. Harris, qui prenait également un antidépresseur connu pour susciter de l'hostilité et des réactions suicidaires, fit par la suite des rêves dans lesquels lui et Klebold se livraient à un massacre dans un centre commercial. Harris rédigea un compte rendu de ce qu'il avait rêvé et le donna au professeur. Peu de temps après, Klebold et lui concrétisèrent ce rêve le 20 avril 1999, en massacrant 12 élèves, un professeur, et en blessant 23 autres personnes avant de se donner la mort.12
Le docteur Samuel L. Blumenfeld, éducateur et auteur de renommée internationale, avertit qu'« il doit y avoir quelque chose qui ne va pas dans un système éducatif qui nécessite que tant d'enfants prennent des médicaments simplement pour être présents à l'école (...) C'est une activité cruelle et criminelle ». Quant aux solutions, il dit: «Vous ne pouvez réformer l'éducation sans d'abord la séparer de la psychologie comportementale. » |