Enquêtes et dénonciations de violations des Droits de l'Homme en psychiatrie
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LES JEUNES EN DANGER
QUAND LA PSYCHIATRIE S'EN PREND AUX ENFANTS ET ADOLESCENTS
INTRODUCTION
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UNE IDEOLOGIE DESTRUCTIVE S'EST IMPOSEE DANS NOS ECOLES
« Etablir des listes de comportements, appliquer une étiquette à consonance médicale aux personnes qui y correspondent puis utiliser la présence de ces comportements pour prouver que ces personnes souffrent de la maladie, est un non-sens scientifique. Cela ne nous dit rien sur les causes ou les solutions. Cela donne cependant le sentiment rassurant qu'il s'agit d'un problème médical. »

John Read
Maître de conférence en psychologie
Université d'Auckland, Nouvelle-Zélande, 2004
Dans son roman Le meilleur des mondes publié en 1932, Aldous Huxley dépeint une société «utopique» mais totalitaire, une société folle et obsédée par le contrôle. C'est une civilisation contrôlée, qui utilise, comme Huxley l'expliquait, la «technique de suggestion par le conditionne­ment des enfants et, par la suite, à l'aide de drogues».

En 1967, un groupe de psychiatres et de docteurs de pre­mier ordre s'est réuni en congrès à Puerto Rico pour discuter de leurs objectifs, à savoir l'utilisation des psychotropes sur les «hommes normaux» à l'horizon 2000. Il ne s'agit pas là d'une suite du roman de Huxley, mais bien de la réalité. Ces médecins établirent en fait un plan qui prévoyait la fabrica­tion de « substances grisantes » qui créeraient la même atti­rance que l'alcool, la marijuana, les opiacés et les amphéta­mines, produisant une «dissociation et une euphorie». Des médicaments psychotropes «pour améliorer la capacité d'ap­prentissage de l'individu (...) modifieraient l'ensemble du processus éducationnel ».1

Le rapport final déclarait également: «Ceux d'entre nous qui travaillent dans ce domaine entrevoient un potentiel croissant pour un contrôle quasi total des émotions humaines, du fonctionnement mental et de la volonté d'agir. Ces phénomènes humains peuvent être déclenchés, arrêtés ou éliminés en utilisant différents types de substances chimiques. Ce que notre science produit maintenant va influencer la société entière. »

Le groupe prédisait également que «l'ampleur de l'uti­lisation actuelle des psychotropes est sans doute ridicule com­paré au nombre de substances chimiques qui seront dispo­nibles pour le contrôle des différents aspects de la vie humaine à l'horizon de l'an 2000». Aujourd'hui, avec 17 mil­lions d'enfants dans le monde sous l'emprise de substances psychotropes, et l'utilisation de programmes scolaires basés pour la plupart sur la psychologie, Le meilleur des mondes de Huxley est une réalité.

En 2003, cette réalité est devenue encore plus évidente avec la publication du rapport sur la santé mentale de la Commission américaine Nouvelle liberté sur la santé mentale, qui recommande le «dépistage» systématique des «maladies mentales» sur les 52 millions d'écoliers et d'étudiants améri­cains. Celui-ci prétend, sans avancer la moindre preuve, que « la détection, l'évaluation et le traitement précoce » pour­raient «empêcher l'aggravation des problèmes de santé men­tale». Au final, «traitement» signifie «psychotropes».
Des questionnaires de dépistage basés sur le contrôle comportemental sont déjà utilisés dans de nombreux sys­tèmes éducatifs. Ils comportent généralement des questions particulièrement indiscrètes telles que «À quel point pensez-vous que les parties génitales de vos parents sont poilues?» ou encore « Est-ce que vous ou quelqu'un de votre famille a déjà été victime d'un viol ou d'une agression sexuelle?» Les personnes chargées de faire remplir ces questionnaires recou­rent à des formes « d'encouragements » des élèves, tels que des bons d'achat, des locations gratuites de vidéo ou des «bons d'alimentation», pour qu'ils fassent signer un formu­laire d'acceptation à leurs parents.2 La plupart des parents ne savent pas que leur enfant est évalué.

Concernée par ce dépistage psychiatrique généralisé, Vera Sharav, de l'Alliance pour la protection de la recherche humaine (AHRP), a déclaré que « cette initiative douteuse est une violation de la vie privée, qui ne laisse aucune place pour le choix individuel ni la liberté pour les parents de refuser que leurs enfants soient placés sous médicaments psychotropes. De tels programmes de dépistage obligatoires, approuvés par le gouvernement, sont en contradiction avec les libertés fon­damentales garanties dans une société démocratique».3

Cette publication a été écrite pour informer tous les parents qui cherchent à assurer une éducation de qualité à leurs enfants, afin de leur donner toutes les chances pour réussir dans la vie. Elle est également destinée aux enseignants travaillant dur, motivés par l'amour et le bien-être des enfants.

Cette lecture pourra vous sembler difficile, ou vous rendre mal à l'aise, mais il faut persister car, en fin de compte, les enfants ont besoin de votre aide et de votre protection, et cela de toute urgence. C'est notre futur à tous qui est en jeu. Votre aide est nécessaire.

Jan Eastgate
Présidente de la Commission internationale
des Citoyens pour les Droits de l'Homme
1. Wayne O. Evans, Ph. D. & Nathan S. Kline, M.D. (editors), Psychotropic Drugs In the Year 2000, Use by Normal Humans (Charles C. Thomas, Publisher, Illinois, USA, 1971), p. 81.
2.
"A Newsletter of the Columbia Teenscreen Program", The TeenScreen News, avr., sept. & déc. 2002; et Vol. 1, Publ. 4 et printemps 2004, Vol   3, Publ. 1.
3. Vera Sharav, Alliance for Human Research Protection (AHRP), <http://www.ahrp.org>, 11 août 2004.
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