Enquêtes et dénonciations de violations des Droits de l'Homme en psychiatrie
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UNE FRAUDE MASSIVE
PSYCHIATRIE: UNE INDUSTRIE CORROMPUE
CHAPITRE TROIS
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QU'EST-CE QUI DEVRAIT ETRE FAIT ?
Lutte contre la fraude et les abus médicaux
La surveillance du système de santé mentale incombera toujours à des agences et des organismes extérieurs au système. Les psychiatres et les psychologues ne changeront pas plus qu'ils ne l'ont fait après qu'on a dévoilé, pendant toutes les années 90, leurs fraudes massives au sein des cliniques privées.
Un manuel de formation contre la fraude et les abus médicaux de l'assurance Medicare conseille d'examiner de près les services de santé mentale. Les raisons données pour cela mentionnent la confiance des patients envers leur thérapeute, le fait que les personnes mentalement malades sont des proies faciles à berner et que les patients des hôpitaux psychiatriques ris­quent d'être exploités par le personnel soignant.

Selon le procureur général de l'Arkansas, « toute action ou omission qui entraîne chez le patient une souffrance impor­tante, des douleurs, ou des blessures, constitue un abus ou une négligence physique (...) et cela va des coups ou des abus sexuels, au fait de ne pas fournir au patient une nourriture ou des soins adéquats. Les abus financiers comprennent l'utilisation de fonds appartenant au patient pour payer des frais d'infirmière à domicile déjà pris en charge par les assurances-maladie, ou toute utilisation de ces fonds sans l'autorisation du patient, de son administrateur ou de son tuteur, etc. »

Les autres points à surveiller comprennent la mauvaise évaluation de la durée d'une « séance de thérapie » (factu­ration d'une heure de séance alors que le patient n'a reçu que 20 minutes) ; facturation d'une consultation individuelle ou d'une thérapie individuelle alors que le patient a reçu une « thérapie de groupe»; facturation de patients qui manifestement ne sont pas en état de rece­voir une « thérapie » (tels que ceux qui sont dans le coma) ; et facturation d'intervenants extérieurs (thérapeutes) qui ne sont pas couverts par l'as­surance. On devrait égale­ment consulter les registres de prescription de médicaments psychotropes. On devrait estimer que les psychologues ou les psychiatres mis en cause dans une affaire d'abus sexuel sur un patient sont aussi suspects d'escroquerie à l'assurance.

La surveillance du système de santé mentale incom­bera toujours à des agences et à des organismes extérieurs au système. Les psychiatres et les psychologues ne change­ront pas plus qu'ils ne l'ont fait après qu'on a dévoilé, pen­dant toutes les années 90, leurs fraudes massives au sein des cliniques privées. Joe Sharkey, auteur de Bedlam, déclare (à propos de la fraude psychiatrique) : « Comme toute per­sonne regardant la télévision ou lisant les journaux a pu s'en rendre compte, les hôpitaux psychiatriques, les services psychia­triques des hôpitaux traditionnels et les centres de traitement des toxicomanes sont toujours avides d'attirer les patients couverts par une assurance. »

Finalement, les psychiatres, les psychologues et leurs hôpitaux doivent rendre des comptes sur leur financement, leurs pratiques, traitements et leurs résultats ou manque de résultats.
« Comme toute personne regardant la télévision ou lisant les journaux a pu s'en rendre compte, les hôpitaux psychiatriques, les services psychiatriques des hôpitaux traditionnels et les centres de traitement des toxicomanes sont toujours avides d'attirer les patients couverts par une assurance.»

Joe Sharkey, auteur de Bedlam
CRÉDITS PHOTO:  13: Richard Cummins/Corbis.

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